JUSTICE – Un jeune père de famille est jugé jusqu’à mercredi aux Assises de Loire-Atlantique. Il est soupçonné d’avoir violé deux jeunes Nantaises et agressé une troisième en 2012.

Ce père de famille se promenait, couteau en main, le long de la ligne 1 de tramway à Nantes. Il choisissait ses victimes quasiment au hasard. L’affaire examinée lundi par la cour d’Assises est, rapporte Ouest-France ce mardi , "exceptionnelle". L’homme en question est en effet accusé d’avoir violé deux jeunes Nantaises et agressé sexuellement une troisième femme.

L’accusé a 29 ans, est "menu, pas très grand et a un cheveu sur la langue". D’après le quotidien régional, il a perdu 40 kg depuis son incarcération il y a 2 ans. Il était tout autre, au moment des évènements : "Un homme massif en ébullition qui agressait les femmes en les couvrant d’insultes". Il a été arrêté par la police, pris sur le fait en décembre 2012, alors qu’il s’apprêtait à commettre une nouvelle agression. A chaque fois, le mode opérationnel était le même : il repérait une jeune fille dans le tramway, la suivait, et lui mettait un couteau de cuisine sous la gorge pour l’emmener dans un recoin.

Il fumait 15 à 20 joints par jour

C’est ainsi qu’il aurait violé la première de ses victimes, le 27 novembre 2012 : alors qu’une jeune fille de 18 ans sortait descendait de la rame à l’arrêt François-Mitterrand, il lui a placé son cran d’arrêt sous le cou, lui a volé téléphone et portefeuille, avant de l’entraîner dans une cave. Une enquête avait ouverte à la suite de cette affaire, et les policiers de la brigade des mœurs s’étaient saisis du dossier.

Au moment des faits, l’accusé était commis de cuisine. Il attendait son deuxième enfant, avec sa femme. Cette dernière continue à le soutenir. Ils se sont mariés en prison. Comment alors expliquer son geste ? D’après Ouest-France, l’homme se dit "bipolaire". Mais les experts ne confirment pas le trouble. Il confesse qu’entre 15 et 25 ans, il fumait entre 15 et 20 joints de cannabis par jour, et "avance la piste d’une blessure d’enfance" pour expliquer ses déviances. Au final, son profil semble difficile à cerner. L'homme serait "un peu mytho", avec une tendance à "enjoliver la réalité", rapporte le journal.

Il comparaît pour "viol avec arme", "agression sexuelle avec arme", et "extorsion". Les jurés se prononcent mercredi sur son sort.


 


Sibylle LAURENT

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