Nice : Christian Estrosi "en guerre" contre les dérives fondamentalistes

Le service METRONEWS
Publié le 8 octobre 2014 à 18h46
Nice : Christian Estrosi "en guerre" contre les dérives fondamentalistes

DJIHAD – Christian Estrosi "accuse" le gouvernement de "ne pas agir", et annonce des initiatives alors que onze membres d'une famille Niçois viennent de rejoindre la Syrie.

L'assassinat du Niçois Hervé Gourdel en Algérie par un groupe djihadiste, l'interpellation fin août d' une mineure de 16 ans à l'aéroport de Nice avant son départ pour la Turquie puis d'un Niçois de 19 ans à son retour du djihad en septembre, et encore la révélation du départ de onze membres d'une même famille pour la Syrie , Nice est ces dernières semaines la ville de France la plus associée à la problématique djihadiste.

"Nous avons de plus en plus de jeunes embrigadés, j'estime qu'une centaine au moins a été enrôlée depuis un an sur le territoire de Nice" affirme le député-maire UMP, refusant toutefois de considérer la capitale azuréenne comme une "place forte" : "Il y en a sans doute plus à Toulouse, Marseille ou Lille, mais je ne peux rester sans agir quand je vois le nombre augmenter dans ma ville."

Sensibiliser les personnels municipaux

Ce mercredi, Christian Estrosi est monté au créneau. "J'accuse le gouvernement de ne pas agir contre les associations qui enrôlent les jeunes [et] de ne pas combattre suffisamment les appels à la haine", sur les réseaux sociaux notamment [ le gouvernement a lancé en avril dernier un plan pour lutter contre les filières djihadistes en France ].

Pour "agir", il annonce la création d'une "cellule d'écoute et d'action face aux dérives fondamentalistes, ouverte 24 heures sur 24" pour recueillir les témoignages des familles concernées. Il entend également sensibiliser les personnels municipaux, "par exemple à l'état civil lorsque quelqu'un vient demander des papiers de sortie du territoire en urgence", et lance un appel d’offres pour recruter une équipe d'avocats afin d'épauler juridiquement ses services.

Dans un communiqué, la préfecture des Alpes-Maritimes rappelle que "deux dispositifs ont déjà été mis en place dans le département : un réseau de référents des différents services concernés par cette problématique chargé de recenser et de diffuser les informations, qui s'est réuni le 5 septembre ainsi qu'une cellule d'accompagnement des familles, en fonction du domicile et de la nature des problèmes rencontrés."


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