Nice : la peine maximale requise contre l'animateur pédophile

Le service METRONEWS
Publié le 23 octobre 2014 à 15h16
Nice : la peine maximale requise contre l'animateur pédophile

JUSTICE - Le parquet a demandé à la cour d'assises des Alpes-Maritimes de condamner Aurélien Jarrier à vingt ans de réclusion criminelle contre cet animateur de 38 ans accusé de viols et agressions sexuelles sur dix-neuf enfants.

La plus lourde peine possible. C'est la condamnation que souhaite le parquet de Nice à l'encontre d'AurélienJarrier. Ce pédophile de 38 ans, déjà condamné en décembre 2013 en Alsace à six ans de prison ferme pour agressions sexuelles sur onze petits garçons, est jugé – à huis clos – par la cours d'assises des Alpes-Maritimes depuis deux semaines pour d'autres agressions et des viols présumés commis sur dix-neuf enfants.

L'avocat général a retenu toutes les charges concernant les dix-neuf victimes recensées au cours de l'enquête dans le Centre et les Alpes-Maritimes, âgées de 4 à 15 ans au moment des faits. L'animateur charismatique, qui mettait en confiance des mères vulnérables et souvent esseulées, endormait parfois les enfants en introduisant des drogues dans des "milkshakes".

Un suivi socio-judiciaire pendant vingt ans

Il s'était aussi fait passer pour un pédo-analyste pour approches des enfants. "Il a pris mon fils au moment le plus dur pour lui, à ses neuf ans, pendant le procès pour assassinat de son papa, indiquait à metronews l'une des mamans de victimes à l'ouverture du procès. Mon fils voyait en Jarrier une épaule bienveillante, il lui a fait confiance et Jarrier lui a volé le deuil de son papa !" Pour cette mère de famille, "l'enjeu c'est qu'il reconnaisse les viols et soit condamné, même s'il pourra hélas recommencer en sortant même dans vingt ans…"

L'avocat général Philippe Vique a précisé qu'il avait requis une période de sûreté des deux tiers. Avant la fin de sa peine, Aurélien Jarrier devrait être examiné par un collège d'experts en vue d'être placé si besoin dans un centre de rétention médicalisé, d'où il ne pourrait pas sortir, préconise le parquet. Si ce n'était pas le cas, l'avocat général a requis un suivi socio-judiciaire pendant vingt ans après sa sortie de prison, avec injonction de soins et interdiction d'entrer en contact avec des enfants.

Le verdict est attendu ce vendredi.


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