Nord : ils aident les familles "brisées" par l'islam radical

Le service METRONEWS
Publié le 9 février 2015 à 16h04
Nord : ils aident les familles "brisées" par l'islam radical

SOCIETE – De plus en plus de jeunes Nordistes convertis à l'islam radical quittent le pays. Basé à Lille, le Centre national d’accompagnement familial et de formation face à l’emprise sectaire (Caffes) tente de leur venir en aide. Objectif : maintenir le contact coûte que coûte.

C'est un phénomène qui touche particulièrement le Nord Pas-de-Calais. Depuis 2005, plus d'une vingtaine de familles ont tiré la sonnette d'alarme, après l'embrigadement de leurs enfants ou leurs proches dans l'islamisme radical. A l'autre bout du fil, le Centre national d’accompagnement familial et de formation face à l’emprise sectaire (Caffes) , anciennement Association pour la défense des familles et de l’individu (Adfi). Basé à Lille, ce dispositif tente de ramener à la raison les personnes sous emprise.

"Beaucoup de familles nordistes nous consultent dorénavant quand leur enfant a changé de comportement à cause de l'islam radical, nous rapporte Charline Delporte, présidente de Caffes. Ils sont sous emprise, comme c'est le cas avec les mouvements sectaires. Certains quittent le pays, parfois avec leurs enfants. Au final, les familles sont brisées."

"Attendre le déclic"

C'est le cas de Brigitte (prénom modifié), dont sa fille de 24 ans est actuellement en Syrie, dans une zone de guerre, avec son mari soldat et son enfant. Les deux Nordistes se sont tournés récemment vers le salafisme : "Nous avons réussi à garder le contact via Internet, nous confie-t-elle. On nous a conseillé de ne pas aborder les sujets qui fâchent et de lui rappeler les bons souvenirs d'avant sa conversion."

En effet, pour Charline Delporte, ce lien est indispensable pour permettre à l'emprise de se fissurer. "Il faut leur rappeler que certains de leur comportement restent étonnants, conseille-t-elle. Et parler des bons moments de leur ancienne vie, sans les braquer." Brigitte veut y croire et mise sur sa patience : "J'attends que ma fille ait le déclic pour rentrer, glisse la mère de famille. Mais, en amont, il faudrait plus de prévention pour que ces drames n'aient pas lieu". Un numéro vert pour les familles en détresse a été créé au 0 800 005 696. Contact Caffes :  03 20 57 26 77.


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