PORTRAIT – Originaire de Saint-Pol-sur-mer, près de Dunkerque, cet ancien policier au commissariat de Dunkerque pendant cinq ans relate son expérience dans son second album "Journal 1 Team". Rencontre avec un rappeur de 27 ans, fier de délivrer un "message de paix".

Son passé de flic, il le porte en étendard dans les flows de son rap. A 27 ans, le rappeur One Jo vient de sortir son deuxième album baptisé " Journal 1 Team ". Dans cet opus, plusieurs titres s'inspirent directement de son expérience de policier, pendant cinq ans, au commissariat de Dunkerque.

Dans ces textes souvent écrits alors qu'il était sous l'uniforme, cet habitant de Saint-Pol-sur-Mer, près de Dunkerque, revient sur une profession parfois décriée. "J'ai quitté ce métier il y a maintenant deux ans, confie-t-il à metronews. A force, il t'incite à conserver des histoires tragiques. J'avais besoin de voir d'autres horizons et d'exprimer ce vécu".

Des interpellations délicates

Aujourd'hui en recherche d'emploi, One Jo revient notamment sur ces interpellations délicates, où il doit présenter aux juges certaines de ses connaissances. "Ça m'a fait mal, mais j'ai dû faire mon devoir et eux ont dû assumer leurs bêtises", poursuit-il.

Une "double personnalité" qui a été parfois difficilement comprise durant ses années de service. Mais le rappeur nordiste assume et en profite pour délivrer un "message de paix". "Un flic reste un être humain, il y a des cons partout, glisse-t-il. Il faut apprendre à connaître les personnes avant de juger". 

Le rap peut-il rimer avec le métier de flic ? One Jo répond par l'affirmative. "Aujourd'hui, toute une génération a grandi avec le rap. C'est une musique qui appartient à tout le monde. Il faut juste respecter certains principes d'authenticité et délivrer des mots auxquels on croit".


La rédaction de TF1info

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