SOCIAL – En raison de la grève des marins de la SNCM, les paquebots de croisières n’entrent plus depuis le week-end dernier dans le port de Marseille. Les salariés grévistes ont prévenu qu’ils empêcheront toute arrivée durant la durée du conflit.

Le conflit à la SNCM se tend de plus en plus. Après le blocage mardi du navire de la CMN dans le port de Marseille par les marins en grève pour la survie de leur entreprise, les paquebots de croisière ne sont plus les bienvenus pendant la durée du conflit.

"Rien ne rentre", résume un syndicaliste. "On ne fait pas ça pour le plaisir, souffle Laurent de la CGT. On a conscience qu’on pénalise beaucoup de gens. Mais si on ne fait rien, plus personne n’entendra parler de nous car nous n’existerons bientôt plus", redoute-t-il.

De la parole aux actes. Le week-end dernier, une cinquantaine de marins ont empêché l’amarrage d’un paquebot en se postant sur les quais d’embarquement. Parti de Majorque, le Seven Seas Mariner aurait dû arriver mercredi en début d’après-midi. Il fera finalement escale à Sète, obligeant les passagers à faire le transport en bus jusqu’à Marseille.

Bataille navale

Pas avare de reproches contre la grève des marins de la SNCM, le président du Club de la croisière Marseille-Provence, Jacques Truau dénonce "une situation catastrophique pour l’économie du port et des compagnies". "C’est l’effondrement de 10 ans d’effort pour faire venir les croisiéristes", ajoute-t-il, soucieux de la tournure des événements. Il y a de quoi. Ce week-end, neuf escales de paquebots, soit 26.000 passagers sont attendus dans la cité phocéenne. "Les compagnies ont décidé de venir quoi qu’il arrive", indique Jacques Truau, président du Club de la croisière Marseille-Provence. "À un moment donné, on ne peut plus céder, il faut aller à l’affrontement", poursuit-il. D'autant que selon lui, l'impact économique est énorme, "c'est l'équivalent de 3 millions d'euros de retombées économiques".

Une situation qui inquiète au plus haut point l’Etat. Selon le président du Club de la croisière, la préfecture a été avertie de la volonté des paquebots d’accoster. Pour le moment, les forces de l’ordre n’ont pas été mobilisées dans le port où sont réunis les marins. "Nous avons le soutien de tous les agents du port, ils peuvent venir", prévient l’un des grévistes.
 


La rédaction de TF1info

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