Parents d'élèves et enseignants inondent de lettres la ministre de l'Education

Le service METRONEWS
Publié le 28 novembre 2014 à 16h00
Parents d'élèves et enseignants inondent de lettres la ministre de l'Education

EDUCATION - Mobilisés depuis des semaines, ils ont décidé d'interpeller Najat Vallaud-Belkacem en lui envoyant plus de 200 lettres. Ils demandent le maintien des écoles d'Empalot et Littré à Saint-Martin-du-Touch dans le réseau d'éducation prioritaire.

Les parents et enseignants des écoles d'Empalot et de Saint-Martin-du-Touch ont décidé d'écrire à la ministre en lui envoyant... plus de 200 lettres. Une action symbolique organisée ce vendredi pour rappeler leur opposition à la sortie de plusieurs écoles de Haute-Garonne du réseau d'éducation prioritaire (REP). Leur mobilisation coïncide également avec la visite de l'inspecteur d'académie de Toulouse au ministère de l'Education pour discuter des problématiques de cette nouvelle carte scolaire de l'éducation prioritaire.

Des budgets votés tous les ans

Leurs collèges de rattachement étant désormais hors réseau, l'école Littré de Saint-Martin-du-Touch et cinq écoles d'Empalot ne feront plus partie du réseau d'éducation prioritaire à la rentrée 2015. Parmi elles, l'école élémentaire Léo Lagrange où Naima Dehbi, déléguée des parents d'élèves scolarise ses deux enfants en CP et CE1. "Aujourd'hui, on nous promet que les budgets vont être maintenus pour l'année 2015-2016. Mais pour les deux ans à venir nous n'avons aucune certitude."

Une inquiétude partagée par Christophe Suquet, enseignant depuis dix ans à l'école Daste (Empalot) et représentant syndical chez Su : "on s'interroge sur la capacité de l'inspecteur d'académie de garantir la pérennité des budgets puisqu'ils sont votés chaque année. En ZEP, nous avions une visibilité sur quatre ans".

La ministre doit trancher mi-décembre

Pour les parents et enseignants mobilisés, cette sortie du dispositif ZEP est synonyme de baisse des moyens pédagogiques. "Cela voudra dire moins d'enseignants et plus d'élèves par classe, explique Naima Dehbi. Je m'inquiète aussi pour ma petite fille d'un an et demi. Dans les ZEP, les enfants peuvent être inscrits dès deux ans, si l'école sort du dispositif je vais devoir trouver une solution jusqu'à ses trois ans".

La ministre de l’Education doit prendre la décision finale mi-décembre. "Nous allons continuer à envoyer des lettres chaque jour jusqu'à cette date, glisse Christophe Suquet, pour qu'elle ne nous oublie pas."


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