Pour Ethem et Mai, chrétiens d’Irak, une deuxième vie commence à Nice

Le service METRONEWS
Publié le 10 octobre 2014 à 16h22
Pour Ethem et Mai, chrétiens d’Irak, une deuxième vie commence à Nice

ETAT ISLAMIQUE – Un couple de chrétiens irakiens, persécutés dans leur pays, a dû fuir Mossoul pour survivre. Ils sont arrivés ce vendredi matin à l’aéroport de Nice pour se reconstruire auprès de leur famille.

"C’est un vrai soulagement de les voir ici !" Ban Subhi, les larmes aux yeux, a accueilli son frère et sa belle-sœur à l’aéroport Nice-Côte d’Azur, ce vendredi matin. Au-delà de simples retrouvailles de famille, cette habitante de Villeneuve-Loubet est avant tout soulagée de savoir Ethem et Mai, chrétiens irakiens , en vie.

La famille Hikmet Jamil, composée de cinq frères et sœurs, est originaire de Mossoul, en Irak. Une fois l’avion atterri, tous se serrent dans les bras, en pleurs dans le hall de l’aéroport, émus de se savoir sortis de la guerre et des persécutions. Si Ban et son mari, Patrick, vivent en France depuis plus de vingt ans, le reste de la fratrie vivaient encore il y a quelques semaines en pleine zone de conflits.

Les menaces et la peur

Depuis la création d’ un califat par l’Etat islamique , les chrétiens sont persécutés. A peine sorti de l’avion en provenance d’Istanbul, Ethem raconte : "Ils nous ont effrayés, nous avons pris la fuite en abandonnant toutes nos affaires."

La famille, menacée de mort par les islamistes, craint pour sa survie. "Nous avons même perdu un oncle, assassiné", regrette Ban qui recueille aujourd’hui chez elle à Villeneuve-Loubet toute la fratrie. Cet été, chaque frère et sœur fuit avec ses enfants, d’abord vers des villages non loin d'Erbil, puis en traversant la frontière.

Place à la reconstruction

Si la plupart des membres de cette famille de chrétiens d’Irak avait pu arriver sur la Côte d’Azur en septembre, Ethem et Mai étaient toujours coincés en Jordanie. C’est notamment grâce à Lionel Luca, le député maire de Villeneuve-Loubet, qu’ils ont pu accéder au statut de réfugié.

Depuis leur arrivée, il y a un mois, les Hikmet Jamil et leurs quatre filles ne se laissent pas abattre par leur terrible passé. Noorah, Massara et Nardeen, les plus grandes, entre 17 et 20 ans, commencent à apprendre le français et espèrent bien faire des études d’architecture ou passer leur bac. Besma, la petite dernière de sept ans, vient de rentrer à l’école. 


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