Procès de l'amiante : le feuilleton judiciaire n'est pas fini pour Martine Aubry

Le service METRONEWS
Publié le 27 juin 2014 à 15h31

JUSTICE - La cour d'appel de Paris a annoncé sa décision ce vendredi. La mise en examen portait sur l'exposition à l'amiante de 300 salariés de l'usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados).

L'épilogue d'une longue procédure judiciaire. La cour d'appel de Paris a annulé ce vendredi la mise en examen de Martine Aubry, maire (PS) de Lille, dans une des enquêtes sur le drame sanitaire de l'amiante, a annoncé un des avocats de l'association des victimes (Andeva).

L'instruction portait sur l'exposition à l'amiante - avant l'interdiction de cette substance cancérigène en 1997 - des salariés de l'usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados). Plus de 300 se sont vus reconnaître des maladies professionnelles.

Les pouvoirs publics dans le collimateur

L'ancienne juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy avait élargi ses investigations à l'action des pouvoirs publics et à l'influence prêtée au Comité permanent amiante (CPA), lobby des industriels qui aurait efficacement défendu "l'usage contrôlé" de cette substance pour retarder au maximum son interdiction.

C'est dans ce cadre que la maire de Lille avait été mise en examen en novembre 2012 pour homicides et blessures involontaires pour son rôle entre 1984 et 1987 au ministère du Travail, où elle était la directrice des relations du travail (DRT).

Martine Aubry a toujours affirmé avoir agi au regard des connaissances de l'époque pour protéger au mieux les salariés. Sept autres personnes, dont des hauts fonctionnaires, mais aussi des scientifiques et des industriels impliqués dans le CPA, ont également vu annuler leur mis en examen.

L'ensemble des accusés n'est toutefois pas tiré d'affaire. En effet, l'Andeva a annoncé par la voix d'un de ses vice-présidents, François Desriaux, qu'elle allait se pourvoir en cassation contre cette décision.


Le service METRONEWS

Tout
TF1 Info