Procès Morat : "Ma vie est finie", témoigne une femme contaminée par le VIH

Le service METRONEWS
Publié le 1 octobre 2014 à 17h42
Procès Morat : "Ma vie est finie", témoigne une femme contaminée par le VIH

JUSTICE - La jeune femme contaminée par l'homme jugé depuis lundi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour avoir transmis le VIH, sciemment et en récidive, a longuement raconté mercredi comment elle était tombée "sous l'influence" de l'accusé.

Un témoignage douloureux. Contaminée par le virus du sida, l’une des ex-partenaires de Christophe Morat, ce conducteur de bus d’Istres jugé depuis lundi pour lui avoir transmis la maladie , a raconté mercredi devant la cour d’assise d’Aix-en-Provence sa longue descente aux enfers. D’une voix faible mais sans hésitations, cette femme de 43 ans, cadre comptable, est d’abord longuement revenue sur le début de son idylle avec cet homme toujours à "l’écoute". D’abord épisodique, leur relation devient de plus en sérieuse, même si elle pose des questions sur la fidélité de son partenaire.

Ces soupçons l'amènent à taper le nom de Christophe Morat sur internet en novembre 2009. Le choc. Elle découvre son ancienne condamnation par la cour d'appel de Colmar en 2005 pour avoir transmis le VIH. "Je m’en souviendrai toujours, dit-elle à la barre. Il n'a pas nié. Il s'est effondré".

Test positif

Malgré le mensonge, leur relation continue. "Il parle d'avoir un enfant", se rappelle-t-elle. Ils ont de nouveaux des relations sexuelles, avec préservatif, mais il la pousse à arrêter cette protection. "Ça ne sert à rien, je n'éjacule pas en toi, il n'y a pas de risque", lui aurait-il avancé. Un premier test au VIH est négatif. Pas le second fait après de violentes nausées et des céphalées. "Ma vie est finie, j'ai voulu mourir", souffle-t-elle. Elle le confronte alors. "Tu m'as filé ton virus!", lui dit-elle. "Que veux-tu que je te dise ?", lui répond-il.

Un appel du commissariat mettra un terme à leur relation en décembre 2011. L’une des partenaires de Christophe Morat vient de porter plainte contre lui après avoir découvert son histoire. "L'histoire a l'air de se répéter", indique-t-elle devant la cour d’assise. "Dès la première trahison, j'aurais dû couper les ponts tout de suite". Christophe Morat encourt 30 ans de réclusion criminelle, du fait de l'état de récidive, avec la circonstance aggravante de la préméditation.
 


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