Réforme des rythmes scolaires à Marseille : le PS veut un gel des subventions de l'Etat

Le service METRONEWS
Publié le 18 septembre 2014 à 14h14

EDUCATION - Dénonçant le manque de concertation au sujet de la réforme des rythmes scolaires, le PS marseillais veut que l’Etat bloque les subventions versées à la municipalité pour contribuer au financement des activités périscolaires.

Le PS se met en ordre de bataille. Au cours d’une conférence jeudi matin au siège de la fédération, les élus socialistes de Marseille ont dénoncé "le chaos" de la gestion de la réforme des rythmes scolaires par la municipalité . "Des parents sont obligés de se mettre à 80 % pour garder leurs enfants le vendredi après-midi", assure Stéphane Mari, porte-parole du groupe dans l’hémicycle.

Pointant "l’inertie et le dédain" du maire UMP Jean-Claude Gaudin vis-à-vis de l’éducation, le Parti socialiste en appelle au préfet pour qu’il "gèle le processus de subventions tant que Marseille n'aura pas un réel projet et une réelle concertation", déclare la conseillère municipale, Annie-Lévy Mozziconacci.

Nouvelle manifestation

Comme dans toutes les communes de France, un fond d’amorçage (90 euros par enfant pour la première année) doit être fourni par l’Etat pour l’application de la réforme. Au sujet de la subvention de la CAF (52 euros par enfant), qui s’ajoute au fond d’amorçage, l'élue estime qu’elle ne peut pas être donnée car "la garderie n’est pas un projet entrant dans la loi".

Vendredi et samedi, de nouvelles manifestations, à l’appel des syndicats du personnel scolaire (sauf FO) sont prévues devant l’hôtel de ville pour dénoncer la non-application de la réforme. "Nous ne pouvons pas continuer comme ça", indique Stéphane Mari. "Il faut rétablir l’ordre public et se réunir autour d’une table avec les syndicats", préconise-t-il.
 


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