Rythmes scolaires : là où ça coince dans le Nord Pas-de-Calais

Le service METRONEWS
Publié le 1 septembre 2014 à 14h05
Rythmes scolaires : là où ça coince dans le Nord Pas-de-Calais

EDUCATION - La réforme des rythmes scolaires, qui obligent les communes à cinq matinées de cours par semaine dans les écoles, n'est pas acceptée par tout le monde. Dans la région, certains maires iront jusqu'au bout de leur refus du mercredi, d'autres proposeront de la garderie plutôt que des activités périscolaires. En cause notamment, le coût important de cette réforme pour les municipalités.

Ceux qui fermeront le mercredi

– A Phalempin, le député-maire (UMP) Thierry Lazaro a décidé d'aller au bout de son combat et de défier le gouvernement. Il a pris un arrêté municipal décidant de fermer les quatre écoles de sa commune le mercredi, contrairement au décret qui oblige à une ouverture cinq demi-journées par semaine . "Les habitants nous ont soutenus dans une délibération, indique-t-il à metronews. Le passage à quatre jours et demi est hors de prix. Il devait nous coûter 72 000 euros pour seulement 150 élèves." Une décision "inconcevable" pour l'édile de cette ville de 4.500 habitants. 

– À Hautmont, le maire (UMP) Joël Wilmotte fermera, lui aussi, son école le mercredi, et ce, malgré une décision du tribunal administratif prise en juillet. Il rappelle que la réforme s'appuie sur un décret et non une loi. Pas de quoi donc mettre en danger son mandat. Toutefois, la préfecture pourrait les astreindre à appliquer cette décision gouvernementale dans les prochains jours.

Ceux qui mettront en place uniquement une garderie

Selon l'académie de Lille, quelque 107 communes sur 1 316 ne vont proposer que de la garderie, à la place des activités extrascolaires prévues par le dispositif. Pour dénoncer le coût de la mesure, Natacha Bouchart, maire (UMP) de Calais, prévoit une simple veille sur les enfants après 16 heures. A Tourcoing, le jeune maire (UMP), Gérald Darmanin, a prévu un simple soutien scolaire.

Ceux qui s'appuient sur les parents d'élèves

Le maire communiste de Trith-Saint-Léger (près de Valenciennes), Norbert Jessus, est également opposé à la réforme. Selon La Voix du Nord, il a fait appel au soutien de parents d'élève, qui bloqueront ce mercredi l'entrée de l'école de la commune en guise de protestation. A terme, des activités seront tout de même mises en place. A Bellaing, également près de Valenciennes, des parents ont décidé de ne pas mettre leurs enfants en classe le mercredi.


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