Rythmes scolaires : la Ville de Lyon a dû faire face à une "rentrée hors norme"

Le service METRONEWS
Publié le 20 novembre 2014 à 16h13
Rythmes scolaires : la Ville de Lyon a dû faire face à une "rentrée hors norme"

EDUCATION – Le taux d'enfants inscrits aux activités périscolaires du vendredi après-midi est de 62,8 %. La municipalité et les associations partenaires demandent du temps. Le syndicat SNUDI-FO réclame, lui, l'abrogation des décrets.

Le temps d'un premier bilan est venu. Deux mois et demi après la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, la Ville de Lyon a fait le point ce jeudi sur la manière dont est appliquée la réforme sur son territoire . Tout d'abord, les activités périscolaires du vendredi après-midi affichent un taux d'inscriptions moyen de 62,8 % (22 765 enfants), avec une grande disparité selon les arrondissements (de 57,7 % à 68,8 %).

"Nous n'avions pas fixé d'objectif, rappelle Anne Brugnera, adjointe au maire déléguée à l'éducation. Mais nous remarquons que les arrondissements présentant les taux d'inscription les plus faibles sont ceux où la sociologie est la plus populaire. Nous allons davantage aller vers les familles, mieux les informer et trouver les raisons pour lesquelles leurs enfants sont moins inscrits." Du côté des MJC et des centres sociaux, directement impliqués avec la Ville de Lyon dans la mise en œuvre des projets périscolaires, les retours semblent plutôt bons.

Laisser le temps au temps

"Tout le monde a stressé au départ mais cela se passe relativement bien, assure Christiane Zimmer, déléguée générale à la fédération des centres sociaux du Rhône . Nous avons juste besoin de nous adapter." Jacques Raynaud, chargé de mission auprès de la fédération des MJC en Rhône-Alpes , évoque, lui, une réforme "révolutionnaire." "Il faut du temps pour que les choses se mettent en place, parvenir à valoriser le savoir-faire des enfants", ajoute-t-il. "Nous avons connu une rentrée 2014 hors norme", appuie Anne Brugnera.

L'application de la réforme ne fait en tout cas pas le bonheur de tout le monde, et le syndicat enseignant SNUDI-FO demande même "l'abrogation des décrets." "A Lyon comme ailleurs, le bilan est sans appel, estime Frédéric Volle, secrétaire adjoint du syndicat dans le Rhône. Il y a une dégradation des conditions d'apprentissage des élèves, qui confondent les temps scolaires et le périscolaire. Et les enfants sont fatigués."
 


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