Rythmes scolaires : Marseille attend toujours le chèque du gouvernement

Le service METRONEWS
Publié le 10 octobre 2014 à 12h29
Rythmes scolaires : Marseille attend toujours le chèque du gouvernement

EDUCATION - Pour financer la réforme des rythmes scolaires, la majorité UMP marseillaise attend un chèque promis par le gouvernement. Un premier versement doit arriver d'ici la semaine prochaine, tempère le chef de file socialiste au conseil municipal.

Les esprits se crispent. Alors que des parents d’élèves ont une nouvelle fois manifesté ce vendredi devant la mairie de Marseille, la réforme des rythmes scolaire continue d’alimenter le débat. Le camp UMP déplore, cette semaine encore de ne pas avoir reçu le chèque de 10 millions d'euros d'aide promis par le gouvernement. La municipalité n'a pas reçu "le moindre centime" assure le maire Jean-Claude Gaudin au quotidien La Provence.

Le chef de file de la majorité municipale Yves Moraine s’emporte quant à lui contre "la totale incompétence du gouvernement". Ce vendredi matin sur France Bleu Provence, le patron du groupe socialiste à la mairie Stéphane Mari affirme pourtant avoir pris les devants : "j’ai appelé le bureau de Najat Vallaud-Belkacem. La ville de Marseille touchera bien les 10 millions promis par le gouvernement" garantit l'élu.

L’argent ne suffit pas à expliquer le retard

Comme prévu, le premier acompte sera de 2,6 millions d'euros. Un second versement de près de 4 millions est attendu l’an prochain. Le reste sera versé directement par les allocations familiales a rappelé le ministère de l’Education. De toute façon, le compte n’y sera pas, selon Roland Blum. L’adjoint UMP aux finances chiffre le coût de la mise en place de ces nouveaux rythmes scolaires entre 22 et 25 millions €.

Les finances ne suffisent pourtant pas à expliquer le retard pris dans l’application de la réforme. Danièle Casanova, adjointe au maire chargée des questions d'éducation le reconnaît, la mairie est "encore en peine pour trouver les compétences" des personnes chargées d’encadrer les activités périscolaires. Et l'élue d'ajouter : "nous étudions les casiers judiciaires de chacun." Voilà qui devrait rassurer les parents.
 


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