Se sentant menacé, un détenu des Baumettes demande à changer de prison

Le service METRONEWS
Publié le 17 novembre 2014 à 12h40
Se sentant menacé, un détenu des Baumettes demande à changer de prison
L'essentiel

FAIT DIVERS - Un homme de 26 ans incarcéré à la prison des Baumettes, à Marseille, a été agressé à coups de couteau par un autre détenu, lundi, au cours de la promenade quotidienne. Soutenu par sa mère, il a demandé à être transféré dans un autre établissement.

Acharnement gratuit ou règlement de comptes ? Scott, un homme de 26 ans incarcéré à la prison des Baumettes depuis cinq mois pour trafic de stupéfiants, a reçu dix coups de couteau lors de la promenade quotidienne, lundi, selon une information publiée par La Provence .

Pour Sandra, la mère du détenu, ça ne fait aucun doute, son fils "est en danger" et "on veut lui faire la peau". "Il est constamment menacé, témoigne-t-elle. Il veut changer de prison. Il a écrit à la direction des Baumettes, au juge, au service social mais personne n'a bougé."

Une "tête de Turc" ?

Après son agression, Scott a été transféré dans le bâtiment des détenus vulnérables, "parce que, dans le quartier d'isolement, où je voulais qu'il aille, il n'y avait plus de place, précise Sandra. Mais ce n'est pas suffisant. Je veux qu'il quitte les Baumettes", martèle cette dernière, persuadée que Scott est "une tête de Turc".

"Peut-être lui en veut-on parce qu'il s'habille bien", avance-t-elle, indignée : "On a dit que c'était une balance mais c'est n'importe quoi. La dernière fois, il a été menacé tout simplement parce qu'il n'a pas voulu donner une cigarette".

"On ne peut pas protéger tout le monde"

Quant à la direction de l'établissement, elle n'exclut aucune hypothèse, comme un probable règlement de comptes lié au trafic de drogue, et met l'accent sur "l'insécurité grandissante" par la voix du secrétaire local de la CGT pénitentiaire, David Cucchietti.

Le syndicaliste admet "qu'il y a des armes blanches qui circulent", précisant , résigné : "Certains détenus se protègent, comme ils peuvent, les parties vitales du corps avant de sortir pour la promenade. Et malheureusement on n'a pas les moyens de protéger tout le monde."