"Si rien n’est fait, le centre-ville de Marseille est condamné à mourir"

Le service METRONEWS
Publié le 27 novembre 2014 à 12h15
"Si rien n’est fait, le centre-ville de Marseille est condamné à mourir"

ECONOMIE – Selon l’association Terre de commerces, les travaux dans le centre-ville de Marseille ont fait perdre 30 % de chiffre d’affaires aux commerçants. Une période bientôt terminée assure la communauté urbaine.

Oubliez les chants de Noël, la préparation des fêtes dans le centre-ville de Marseille se fait au bruit des marteaux-piqueurs. Rue de Rome, Rue Saint-Ferréol, même combat. Les deux plus grandes artères commerçantes de la ville connaissent une période de travaux d’ampleur à l’approche du 24 décembre.

D’un côté, le chantier du futur tramway entre Belsunce et la place Castellane n’en finit pas. De l’autre, le remplacement des dalles de béton tombe mal pour Christine, gérante d’une boutique de prêt-à-porter dans la rue "Saint-Fé". "Le résultat est joli, mais qu’est-ce que ça dure !", s’impatiente la gérante sur le pas de sa porte.

Un centre-ville "en lifting"

Pas de souci selon le président de la communauté urbaine de Marseille, Guy Teissier, en charge du dossier. "Tout sera fini pour le 1er décembre. Cette rue avait besoin d’un lifting pour la rendre plus facile d’accès", indique-t-il en foulant les pavés. "Ces travaux ainsi que ceux de la rue de Rome s’inscrivent dans une volonté politique de rénover le centre-ville", poursuit l’élu.

"Il fallait le faire", reconnaît Maxime Melka. Mais pour l’administrateur de l’association Terre de Commerces , les professionnels du centre-ville connaissent "une période noire". "Avec tous les travaux, notre chiffre d’affaires a baissé de 30 %", révèle-t-il.

Gratuité des parkings ?

Mais ce n’est pas tout, ajoute le commerçant : "en plus de la crise, nous devons faire face à la concurrence des Terrasses du Port , au manque d’animations et aux difficultés d’accès dans le centre-ville. Si rien ne change, le centre-ville de Marseille est condamné à mourir", craint Maxime Melka.

À l'"écoute", Guy Teissier va prochainement plaider pour la première demi-heure gratuite des parkings. "Ça se fera, j’en suis persuadé", annonce-t-il. Un délai trop long redoute Benjamin Stuff, gérant d’une boutique de réparation de téléphones. "Les clients qui ont changé leurs habitudes ne reviendront pas", prévient-il.



 


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