Toujours pas de procès pour le Cagnois emprisonné dans les Caraïbes

Le service METRONEWS
Publié le 26 septembre 2014 à 14h23
Toujours pas de procès pour le Cagnois emprisonné dans les Caraïbes

JUSTICE - Le Cagnois Eric Sommer, incarcéré sur l’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes, pour un meurtre qu’il nie avoir commis, attend d’être jugé depuis deux ans et demi. Lundi, pour la vingtième fois consécutive, le tribunal a encore reporté sa décision sur la tenue d'un éventuel procès.

Eric Sommer, âgé de 50 ans, qui croupit depuis 2012 dans la prison de Sainte-Lucie , une île paradisiaque au sud de la Martinique, avait sans doute un peu d’espoir en arrivant au tribunal de Castries, lundi. Mais, pour la vingtième fois consécutive, il est reparti derrière les barreaux sans le début d'une bonne nouvelle après une nouvelle audience qui n'a duré que quelques minutes.

Le procès, que cet habitant de Cagnes-sur-Mer attend désespérément pour se défendre d’un meurtre qu’il nie avoir commis, est maintes fois reporté depuis son arrestation il y a deux ans et demi. "A chaque fois, il manque une photo où il est dit que le dossier est incomplet, c’est une parodie de justice", dénonce son père, André Sommer, qui remue ciel et terre pour aider son fils. Cette fois-ci, la cour a indiqué qu’il faudrait peut-être un jury pour le juger et a donc renvoyé l’audience au 20 octobre prochain. "Le juge avait dit ça une fois en 2013 puis, la fois suivante, n'en avait plus reparlé", a expliqué ce vendredi à metronews l’avocat de la famille, Me Ludovic Loyer du barreau de Grasse.


"Au pire un homicide involontaire"

Eric Sommer a été interpellé sur son bateau au mouillage, le soir du 12 mai 2012, alors que, dans l'après-midi, il avait repoussé à l’eau un homme qui tentait de monter à bord. L’individu en question, connu sur l'île pour être un délinquant, était reparti à la nage avant d’être récupéré sur l’embarcation d’un pêcheur puis de décéder, une heure et demie plus tard, à l’hôpital.

"Les rapports disent qu’il a été étouffé par son vomi mais qu'il n’avait pas d’eau dans ses poumons. Il n’est pas mort de noyade. En plus, il avait des côtes cassées correspondant à un massage cardiaque. Au pire, il s’agit d’un homicide involontaire mais pas d'un meurtre", affirme l'avocat. 

Très inquiets, les proches de ce marin qui sillonnait les mers du monde depuis des années jusqu’à son arrestation craignent par dessus tout qu’il lui arrive malheur en prison, où il cohabite dans une minuscule cellule avec six autres détenus. "C’est le seul Blanc incarcéré. Il a été agressé deux fois, confie son père. La dernière fois, de l’eau bouillante lui a été jetée sur le visage. Il a été gravement brûlé et évacué à l’hôpital dans un camion poubelle car il n’y avait pas d’ambulance".

A court de solutions et d’idées pour que la situation se débloque, André Sommer, un ancien officier de la marine âgé de 74 ans, a écrit la semaine dernière à François Hollande pour lui demander une entrevue afin de lui exposer la situation.


 


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