Toulouse: le culturiste violent condamné à du sursis

Le service METRONEWS
Publié le 26 juin 2014 à 18h16
Toulouse: le culturiste violent condamné à du sursis

PROCES – Le sportif adepte du body building a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Il a justifié ses accès de colère envers son ex-compagne par la peur du sentiment d'abandon.

Du sursis pour le body builder récalcitrant. L'homme de 21 ans qui avait mobilisé une vingtaine de policiers et blessé trois d'entre eux mardi soir après un accès de violence conjugale a finalement écopé de dix mois de prison avec sursis. Dans le box, Lorenzo Becker se présente avec un T shirt gris moulant des biceps impressionnants. « Malgré mon apparence je ne suis pas de nature violente, je suis surpris d’en être arrivé là pour une affaire de dispute conjugale », déclare-t-il pour tenter de justifier sa conduite de mardi soir.

Produits anabolisants

Son ex-compagne en pleurs à la barre raconte que la liaison battait de l’aile depuis août 2012. Les disputes se succèdent, les coups également. « Mardi soir j’ai reçu des claques et un coup au genou », avoue-t-elle en ajoutant avoir déjà porté plainte contre son compagnon.
La question de l’absorption de produits anabolisants pour sculpter son corps intervient dans les débats. "J’en prends au quotidien, ça m’a peut-être fait monter en pression quand j’ai vu les policiers", hasarde Lorenzo Becker. Les policiers qui sont intervenus lors de l’arrestation musclée de mardi soir confirment : le jeune homme se trouvait dans un état second et a à peine senti les deux premières décharges de taser.  

A la barre, le culturiste affiche une "carence affective" qu'il justifie par son parcours personnel: fils d'une mère toxico et prostituée et d'un père alcoolique, il est placé en famille d'accueil à l'âge de sept mois. Après avoir tenté de devenir footballeur professionnel, il découvre le culturisme il y a sept ans."Aujourd'hui je suis "banckable", la chaîne YouTube me rémunère pour mes vidéos, j'ai un contrat avec une grande marque de produits mais mon point faible est le sentiment d'abandon".

Alors que le verdict lui interdit notamment d'approcher sa victime ou son appartement, deux fonctionnaires qui ont approché le culturiste ne peuvent s'empêcher de lâcher: "Il s'en tire bien".


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