Tout ce qu'il faut savoir sur l'élection à la présidence de l'UMP

par Gilles DANIEL
Publié le 23 septembre 2014 à 19h42
Tout ce qu'il faut savoir sur l'élection à la présidence de l'UMP

MODE D'EMPLOI – Les candidats au scrutin interne pour la présidence de l'UMP, qui se déroulera le samedi 29 novembre, sont dans les starting-blocks. Metronews vous dit tout sur le processus électoral.

Il y a deux ans, l'élection à la présidence de l'UMP avait viré au psychodrame entre fillonistes et copéistes. La Haute autorité chargée de superviser la succession de Jean-François Copé, poussé à la démission fin mai, a donc cherché à éviter de revivre ce cauchemar.

Qui se présente ?
Deux députés UMP, l'ancien ministre Bruno Le Maire et l'anti-mariage pour tous Hervé Mariton, sont en campagne depuis plusieurs semaines. Mais l'entrée en jeu de Nicolas Sarkozy ne leur laisse que de bien maigres chances, si l'on en croit les sondages . Dans une enquête Ifop publiée le lendemain de l'interview de l'ex-chef de l'Etat sur France 2, il est plébiscité par 75% des sympathisants UMP, devant Bruno Le Maire à 16% et Hervé Mariton à... 2%. Ce sont toutefois les adhérents du parti qui seront appelés à trancher. A noter qu'un "petit candidat", Philippe Herlin , a récemment vu sa déclaration de candidature invalidée par les instances du parti car il prônait des alliances locales avec le FN. Une décision que cet entrepreneur de 46 ans conteste.

Quelles conditions doivent remplir les candidats ?
D'autres auraient encore la possibilité de sortir du bois d'ici à la clôture du dépôt des candidatures, le 30 septembre. Pour concourir, il leur faudrait recueillir 2681 parrainages de militants (1% du nombre total d'adhérents) répartis sur au moins 15 fédérations, ainsi que ceux de 13 parlementaires. Une barre beaucoup moins haute qu'en 2012 (il fallait 7924 signatures), lorsque Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet avaient été contraints de jeter l'éponge. La liste officielle des candidats sera rendue publique avant le 15 octobre, puisque c'est à cette date que démarrera officiellement la campagne interne (celle-ci prendra fin le jeudi 27 novembre à minuit).

Qui vote ?
Comme dit plus haut, ce sont les adhérents du parti qui participeront au scrutin. Selon un tweet du délégué général de l'UMP en charge des fédérations, le pro-Sarkozy Edouard Courtial, l'annonce de la candidature de l'ancien Président aurait boosté les adhésions.

Mais ces nouveaux militants ne peuvent de toute façon pas prendre part au vote. Le corps électoral est en effet circonscrit aux 268.341 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014.

Comment se déroule le scrutin ?
Pour réduire les risques de triche et éviter les interminables files d'attente vues devant certains bureaux en 2012, les instances dirigeantes du parti ont opté pour un scrutin électronique (un système qui a fait ses preuves lors du vote interne sur les statuts du parti en 2013, mais qui avait connu de gros bugs lors de la primaire pour les municipales à Paris) et une interdiction du vote par procuration. Les électeurs recevront par courrier un code d'accès et un mot de passe. A partir du vendredi 28 novembre à 20 heures et durant 24 heures, ils pourront ensuite voter "depuis l'ordinateur de leur choix, y compris en connexion 3G par le biais d'un téléphone portable ou d'une tablette", précise le guide électoral du scrutin . Des ordinateurs seront également mis à disposition dans les permanences des fédérations.

Quand aura lieu le dépouillement ?
Dès la clôture des votes, soit le samedi 29 novembre à 20 heures. Mais si d'aventure Nicolas Sarkozy enregistrait une déconvenue surprise et qu'aucun candidat n'obtenait la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, il y en aura un second sept jours plus tard, le 6 décembre. C'est la Haute autorité qui proclamera, après examen des réclamations, les résultats définitifs du ou des deux tours de scrutin.


Gilles DANIEL

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