Transpole veut faire biper ses fraudeurs

Le service METRONEWS
Publié le 24 juin 2014 à 17h46
Transpole veut faire biper ses fraudeurs

TRANSPORT – Une opération de sensibilisation a lieu ces mardi et mercredi dans les transports en commun lillois, pour vérifier que tous les usagers font bien biper leur nouvelle carte Pass Pass. Objectif : faire baisser la fraude, qui atteint les 17% des trajets pour un coût estimé à 14 millions.

Changer les habitudes pour faire baisser la fraude. Transpole, l'opérateur des transports en commun de la métropole lilloise, a lancé ces mardi et mercredi une vaste opération anti-fraude. En plus des contrôles classiques, pas moins de 250 intérimaires ont été embauchés pour sensibiliser dans les bus à la validation des nouvelles cartes magnétiques Pass Pass. Une cinquantaine de salariés de Transpole a aussi été envoyée dans le métro.

Présents dans un bus deux, ces "gilets blancs" ont embarqué au côté des conducteurs pour faire appliquer le nouveau réflexe du "je bipe, je passe". "C'est vrai que les machines ne fonctionnaient encore récemment, nous confie Corinne, conductrice de bus sur la ligne 11, à l'arrêt Porte des Postes. Maintenant, c'est opérationnel, mais il faut du temps pour que les gens comprennent qu'ils doivent biper à chaque montée et à chaque correspondance".

"Ne pas valider, c'est frauder"

"Nous voulons rappeler que 'ne pas valider, c'est frauder' et que les usagers risquent donc des amendes", ajoute une porte-parole de Transpole, en rappelant que ces "validations permettent également d'analyser le trafic et de renforcer au besoin la fréquence de certaines lignes".

Selon Transpole, la fraude concerne 17% de trajets pour un coût de 14 millions d'euros (soit une trentaine de bus achetés par an). Pour casser ces "comportements d'habitude", Transpole collabore de plus en plus avec la justice. Une trentaine de dossiers sont ainsi transmis tous les mois au parquet de Lille. Pour la première fois, une audience groupée de fraudeurs à même eu lieu, en mai, au tribunal de Lille.

En avril, c'est une spectaculaire opération de contrôle qui a été organisée conjointement avec la SNCF. Le but pour le nouveau directeur général, Gilles Fargier : faire redescendre la fraude au chiffre plus acceptable de 9%. Car si celle-ci continue à s’accentuer, le prix du ticket risque un jour d'être impacté.
 


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