Tuerie de Bruxelles: deux Marseillais restent en garde à vue

Le service METRONEWS
Publié le 12 décembre 2014 à 13h21
Tuerie de Bruxelles: deux Marseillais restent en garde à vue

TERRORISME - Deux Marseillais interpellés mardi dans l'enquête sur le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, Mehdi Nemmouche, étaient toujours en garde à vue jeudi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Les enquêteurs se focalisent sur leur rôle dans la turie de Bruxelles. Deux Marseillais interpellés mardi dans l'enquête sur le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles , Mehdi Nemmouche, étaient toujours en garde à vue jeudi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Nemmouche avait été arrêté à Marseille le 30 mai à la descente d'un car en provenance de la capitale belge, six jours après la tuerie qui avait fait quatre morts le 24 mai dont deux Israéliens, une Française et un Belge.

Agés de 26 et 27 ans, délinquants de droit commun, les deux Marseillais en garde à vue, ont tissé des liens avec Nemmouche, lors de leur détention dans des prisons du sud-est de la France, a-t-on précisé. Lors des perquisitions, des armes ont été découvertes, a précisé une source proche du dossier.

Trois personnes relâchées

Sur les cinq personnes interpellées mardi à Marseille, à la demande des juges chargés du volet français de l'enquête, trois ont été relâchées.

Les enquêteurs belges et français cherchent à comprendre le réseau relationnel de Nemmouche et à expliquer pourquoi il se rendait à Marseille. Au moment de son arrestation, ce Français de 29 ans était en possession d'un revolver, d'une kalachnikov et de munitions.

Il avait été remis fin juillet à la justice belge pour répondre de l'attentat au Musée juif de Bruxelles. Sa détention provisoire en Belgique vient d'être prolongée. Mehdi Nemmouche n'a jamais reconnu être l'auteur de la tuerie et ses avocats ne se sont pas prononcés sur le fond de l'affaire, affirmant réserver sa version des faits pour le procès.

Nemmouche a été détenu jusqu'à la fin 2012 avant de se rendre en Belgique, où il a été accueilli par un proche d'un ancien codétenu, puis en Syrie où les enquêteurs pensent qu'il a intégré des mouvements jihadistes.


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