Un maçon jugé pour le meurtre d'un adolescent des quartiers Nord

Le service METRONEWS
Publié le 7 octobre 2014 à 11h13
Un maçon jugé pour le meurtre d'un adolescent des quartiers Nord

JUSTICE - Jean Gabro, 59 ans, est accusé d'avoir d'avoir tué un jeune de 15 ans qui était en train de commettre un cambriolage, en 2011, dans les quartiers nord de Marseille. La victime était morte des suites de ses blessures.

Il assure avoir fait feu pour intimider les jeunes. Un maçon au chômage de 59 ans comparaît à partir de mercredi devant les assises d'Aix-en-Provence pour meurtre et détention d'arme. Il est soupçonné d'avoir tué, le 2 mai 2011, un adolescent venu cambrioler, avec un autre jeune, un local voisin de son logement. Mais Antoine, dit "Tolcio", 15 ans, est décédé des suites de ses blessures.

Ce jour-là, vers 9 heures, Jean Gabro, armé d'une carabine 22 LR, tire à trois reprises depuis la cuisine de son appartement, situé au premier étage d'un petit immeuble du 15e arrondissement de Marseille. Selon l'accusation, il n'appelle ni la police ni les secours. Un témoin l'aperçoit vociférant, en pleine rue : "Ça commence à bien faire". A un médecin du quartier, il lance : "Heureusement que je suis intervenu, ils allaient s'occuper de votre voiture."

Antoine, un adolescent bien connu dans le quartier, git au sol. Il décédera malgré les soins qui lui sont prodigués. Les policiers établiront rapidement que le maçon est l'auteur des tirs.

Un ordinateur comme seul butin

Selon l'enquête, Jean Grabo, défendu notamment par un ténor du barreau, maître Dupont-Moretti, a affirmé qu'il avait déjà, un peu plus tôt dans la journée, interpellé deux jeunes hommes qui rodaient autour du local d'une société de sécurité visible depuis sa cuisine. Lorsque ces derniers étaient revenus, il avait brandi un fusil par la fenêtre, les mettant une deuxième fois en fuite.

Mais, lors de leur troisième visite, alors que les jeunes avaient découpé un grillage pour s'introduire dans le local et y dérober un ordinateur portable, le quinquagénaire s'était mis à tirer. Vers le sol, selon son témoignage. L'expertise médicolégale révélera que l'un des projectiles 22 LR avait perforé un poumon de la victime Son complice, âgé de 17 ans, avait pris la fuite avant de se livrer à la police.

Un véritable arsenal de guerre

Outre l'arme utilisée pour le meurtre, qu'il dit avoir achetée en grande surface dans les années 80, le maçon avait accumulé dans son petit appartement un véritable arsenal : deux carabines, plusieurs fusils, dont un fusil à pompe, des munitions, des cartouchières et des chargeurs approvisionnés. Cet homme est décrit par son frère aîné, qui vivait à l'époque des faits dans le même immeuble, comme quelqu'un de "solitaire, impulsif, pas méchant mais capable de réactions violentes" dès qu'il se sent attaqué. Le verdict est attendu vendredi soir.


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