Une consultation citoyenne pour sauver les nuits lilloises

Le service METRONEWS
Publié le 23 juin 2014 à 17h27

VIE NOCTURNE – Pour lutter contre l'augmentation des fermetures des cafés culturels lillois, l'antenne nordiste du collectif Bar-Bars lance une consultation auprès du public et des professionnels. Objectif : trouver des solutions qui pourront s'insérer dans la nouvelle charte de la vie nocturne.

Soutenir la vie nocturne lilloise en difficulté. C'est le but de la consultation citoyenne lancée par le collectif Bar-Bars , qui rassemble 35 bars culturels à Lille (400 en France). Tandis que les cafés-concerts ferment les uns après les autres , les professionnels veulent être force de propositions, dans le cadre de la nouvelle charte de la vie nocturne (qui fixe les règles en accord avec la mairie).

"L'année dernière, il y a eu des assises de la nuit, mais depuis les municipales, il n'y a pas eu de nouvelles sur ce sujet sensible, indique à metronews Arnaud Taisne, porte-parole régional du collectif Bar-Bars. Or, il y a urgence pour les bars lillois. Beaucoup ferment à cause de la crise économique, des normes administratives ou des plaintes des riverains".

Des questionnaires à côté d'urnes

Concrètement, à partir de jeudi prochain, des questionnaires vont être déposés à côté d'urnes disposées chez tous ceux que la nuit concerne (bars, Transpole, infirmiers de nuit...). Le but : disposer de contributions pour améliorer la vie nocturne. Ces solutions seront ensuite transmises, en septembre, à la mairie de Lille. "Nous plaidons notamment pour la création d'un conseil de la nuit, qui travaillera tout au long de l'année sur des sujets transversaux, poursuit Arnaud Taisnes. Il n'y a pas que la répression qui doit être prise en compte".

Le collectif Bar-Bars propose ainsi la création d'un "parcours de la nuit lilloise", facilité par des transports en commun, de favoriser la prévention et la lutte contre les discriminations ou encore d'aider à l'équipement d'insonorisations par des prêts à taux zéro.

De son côté, Amandine Bretones, patrone du Peek A Boo et présidente du collecti f, souhaite que "la prochaine charte de la vie nocturne mette en place des espaces de conciliation avec le voisinage, plutôt que d'envoyer directement la police et lancer des fermetures". Rappelons enfin, qu'en moins de deux ans, des institutions des cafés-concerts lillois ont fermé consécutivement : du Salsero, au Djoloff, en passant Le Détour ou encore La Chimère.


Le service METRONEWS

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