Université: faute de moyens, Paul Sabatier supprime certains cours

Le service METRONEWS
Publié le 16 octobre 2014 à 17h16
Université: faute de moyens, Paul Sabatier supprime certains cours

EDUCATION – Au cours des prochains mois, le millier d'étudiants en licence "sciences naturelles" ne suivront pas de cours pratiques. La faute à des effectifs surchargés et à un manque de moyens de l'université.

Les étudiants de Paul Sabatier veulent étudier dans de meilleures conditions C'est le message qu'ils ont exprimé jeudi lors d'une assemblée générale qui a réuni une cinquantaine de personnes dans un des amphithéâtres du campus.

La filière L1 SN (sciences naturelles) est particulièrement concernée: après avoir vu le début des cours retardé d'une semaine en septembre, c'est maintenant le contenu pédagogique qui est remis en cause.

Suppressions des manipulations en laboratoire

"Lors du premier semestre, une partie de nos travaux dirigés ont été supprimés, et on vient d'apprendre que nous ne ferons aucun travaux pratiques, regrette Tom, 19 ans, inscrit en licence et qui souhaiterait travailler dans la biologie sous-marine. Cela représente de 4h à 8h par semaine, on aurait dû réaliser des manipulations en chimie ou en biologie. Sauf qu'on devra se contenter seulement de la théorie ".

Même son de cloche chez les enseignants qui constatent depuis quatre ans une recrudescence des inscriptions au sein de la fac de sciences. Et certaines disciplines, comme la biologie, sont prises d'assaut.

Des moyens pour la rentrée 2014/2015?

"En cours magistral on est 180 au lieu de 128, les conditions d'enseignements et d'apprentissage ne sont pas optimales", confie Rémy Poupot, prof de biochimie. Pour ce dernier, la solution serait de réaffecter les crédits de fonctionnement de filières désertées par les étudiants, mathématiques, physique, chimie, au profit de celles qui ont le vent en poupe.

Dans les rangs de la direction, on essaie de relativiser la portée de la mesure. "Sur les trois ans d'enseignement de la licence, 1800 heures, l'impact de la suppression des TP qui représente entre 18h et 36 heures sera amorti", explique Bertrand Monthubert le président d'UPS qui note que d'autres facultés ne dispensent pas de travaux pratiques pour ce type de formation.

Il espère que les cours non suivis pourront être rattrapés grâce à des aménagements lors des mois suivants. En attendant d'obtenir d'éventuels moyens supplémentaires du ministère de l'Education nationale pour la prochaine rentrée universitaire.


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