Facebook : Mark Zuckerberg poursuivi dans le cadre de l'affaire Cambridge Analytica

Benoit Leroy
Publié le 23 mai 2022 à 22h07
JT Perso

Source : TF1 Info

Un procureur américain veut obliger le patron de Facebook à s'exprimer devant la justice dans le cadre de ce scandale datant de 2018.
Une première assignation avait été rejetée par la justice, en mars.
Pus de 87 millions d'utilisateurs avaient été concernés par cette utilisation frauduleuse de données personnelles.

Des ennuis judiciaires en prévision pour le PDG de Facebook ? Mark Zuckerberg a été assigné en justice, lundi 23 mai, par le procureur de Washington Karl Racine pour tromperie et violation d'une loi de protection des consommateurs, en lien avec l'affaire Cambridge Analytica, rapporte l'AFP. En 2018, un scandale avait révélé l'utilisation de quantités massives de données personnelles récoltées sur Facebook par le cabinet dans le but de diffuser des messages pro-Brexit et en soutien à la campagne de Donald Trump.

Il s'agit de la deuxième tentative d'inclure le co-fondateur du réseau social dans ces poursuites. En mars, un juge de la Cour supérieure du district de Columbia, juridiction de la capitale américaine, avait refusé à l'accusation de faire citer Mark Zuckerberg comme témoin dans la procédure initiée en 2018 et qui vise Facebook.

Cambridge Analytica, société britannique qui a cessé son activité depuis - est accusée d'avoir collecté et exploité, sans leur consentement, les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook, auxquelles la plateforme lui avait donné accès. Les informations recueillies auraient servi à élaborer un logiciel visant à orienter le vote de certains électeurs américains en faveur de Donald Trump, en 2016.

Pour le procureur, Mark Zuckerberg "était au courant" des dérives

Mark Zuckerbeg "est largement responsable de la 'vision' de sa plateforme qui nécessitait (...) d'exposer les données personnelles des consommateurs", fait valoir le procureur dans le document de l'assignation, déposé lundi devant la Cour supérieure du district de Columbia. Pour celui-ci, le PDG de Facebook "était au courant du compromis" qui impliquait de transiger avec les données personnelles des utilisateurs de Facebook afin d'augmenter les bénéfices de l'entreprise.

En tant que patron du réseau social, Mark Zuckerberg "avait autorité pour contrôler les pratiques trompeuses et la représentation erronée" de son fonctionnement aux consommateurs de Washington, indique l'accusation. Depuis ce scandale, les autorités américaines ont imposé au géant Facebook une amende de 5 milliards de dollars pour avoir "trompé" ses utilisateurs. Dans le même temps, un contrôle indépendant est mené sur sa gestion des données personnelles. 

Dans la foulée du scandale mondial, la firme de Mark Zuckerberg avait limité la quantité d'informations accessibles aux développeurs. Les utilisateurs, eux, peuvent désormais calibrer les restrictions en matière de partage des données personnelles.


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