Le réseau social, d'origine chinoise, suscite les craintes des Occidentaux.
En cause, des questions autour de l'utilisation des données des utilisateurs.
Les agents de la Commission européenne ont jusqu'au 15 mars pour supprimer l'application.

TikTok banni à Bruxelles. Jeudi 23 février, la Commission européenne a annoncé l'interdiction de l'installation de l'application TikTok sur tous les appareils professionnels de son personnel afin de protéger les données de l'institution. La décision a, aussitôt, été dénoncée par le réseau social chinois.

Les fonctionnaires et employés de l'exécutif européen ont été invités à désinstaller l'application de leurs appareils professionnels au plus tard le 15 mars, a indiqué un porte-parole de l'institution européenne. La mesure a été préconisée par le service informatique de l'institution afin de "protéger les données de la Commission et de renforcer sa cybersécurité", a-t-il souligné. "Nous ne sommes nullement contraints de donner les raisons pour lesquelles nous prenons (de telles) décisions dans l'intérêt de nos propres collègues, du bon fonctionnement des institutions et de sa préservation", a observé le commissaire à l'Industrie Thierry Breton.

"Nous sommes déçus de cette décision, que nous croyons erronée et fondée sur des idées fausses", a réagi un porte-parole de TikTok dans un communiqué. Bruxelles a également demandé à ses employés de désinstaller l'application TikTok de leurs appareils personnels, lorsque des applications officielles y sont installées, notamment messagerie électronique et outils de visioconférences. 

TikTok, dont la société mère est chinoise, fait l'objet d’une surveillance croissante des Occidentaux ces derniers mois en raison de craintes quant à l'accès de Pékin aux données des utilisateurs.


B.L. avec AFP

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