VIDÉO - Paris 2024 : voici à quoi ressembleront les futurs taxis volants

V. Fauroux - Reportage vidéo : Piere Gallaccio, Maud Gatineau et Vincent Pierron
Publié le 11 novembre 2022 à 11h57

Source : JT 20h Semaine

Le premier taxi volant parisien a pris son envol ce jeudi à Pontoise.
L'engin, lointain cousin du drone et de l'hélicoptère, a décollé du terminal passagers d'un "vertiport".
L'objectif : révolutionner le transport en région parisienne dès les JO de 2024.

Oubliez les embouteillages, les grèves, les retards, voici les taxis volants. Tout droit sorti du film Blade Runner, un premier vol en condition réelle a eu lieu ce jeudi 10 novembre à l'aéroport de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin (Val-d'Oise). Avec ses 18 hélices, on pourrait s'attendre à ce qu'il fasse un boucan infernal, mais cet engin à décollage et atterrissage vertical (VTOL de son acronyme en anglais), 100 % électrique, est quatre fois moins bruyant qu'un hélicoptère. 

Un héliport sur la Seine, en plein Paris

En 2024, pour les Jeux olympiques, dix appareils de ce type survoleront la région parisienne. Cinq héliports sont par ailleurs prévus afin d'accueillir ces taxis volants, dont un à Paris, posée sur la Seine, à deux pas de la gare d'Austerlitz. "On installera une barge flottante sur la Seine. Paris est une ville très dense. Et c'est un défi pour nos ingénieurs", précise Damian Kysely, responsable des Vertiports Europe et Moyen-Orient, dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. 

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Deux lignes aériennes seront mises en place, l'une entre Paris et Versailles, plus précisément entre l'héliport d'Issy-les-Moulineaux et l'aérodrome de Saint-Cyr l'École. L'autre relierait les aéroports Charles-de-Gaulle et Le Bourget à Paris intramuros. Pour embarquer, c'est un peu comme dans les transports en commun, on passera un portique. Tout le monde devrait pouvoir acheter un billet en 2024 moyennant quelques centaines d'euros.

Et si monter à bord vous fait peur, soyez rassuré : "C'est un logiciel qui s'occupe de la stabilisation, ça me soulage beaucoup d'une grande partie du travail et je peux lâcher le manche, ça reste stable", affirme Paul Stone, le pilote du "VoloCity" testé jeudi. De son côté, le PDG de Volocopter, Dirk Hoke, ancien haut responsable d'Airbus, l'assure : les VoloCity seront soumis aux "mêmes règles de sécurité que les avions Airbus ou Boeing", soit une marge d'erreur technique acceptable de seulement un pour un milliard.

En 2024, cette machine ne pourra transporter qu'un seul passager et toujours avec un pilote à bord. Mais à très long terme, l'engin pourrait devenir un drone et être contrôlé à distance pour d'autres usages. "Essentiellement le transport médical d'urgence et puis également beaucoup d'usage sur la logistique", précise Edward Arkwright, directeur général exécutif d'ADP. Reste à améliorer l'autonomie de ce taxi volant électrique : 35 km actuellement pour une vitesse maximale 110 km/h.


V. Fauroux - Reportage vidéo : Piere Gallaccio, Maud Gatineau et Vincent Pierron

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