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Microprocesseurs : et s'il s'agissait de l'or du XXIᵉ siècle ?

Publié le 19 septembre 2021 à 20h21
JT Perso

Source : JT 20h WE

REPORTAGE - Les ventes d'unités de microprocesseurs sont en passe de dépasser les 100 milliards de dollars cette année. Un record historique pour ce secteur qui a bénéficié de la pandémie et peut même se targuer de revoir ses prix à la hausse.

Minuscules, ils n'en restent pas moins omniprésents dans nos voitures, nos montres jusqu'au lave-vaisselle ou au vélo et tous ces objets que l'on dit maintenant connectés. Les puces, les microprocesseurs, les semi-conducteurs, comme disent les experts, c'est l'or du 21e siècle. Et sur ce filon, se bâtissent des fortunes à l(instar de ASML, un géant industriel presque caché derrière un bâtiment anonyme d'une banlieue d'Eindhoven aux Pays-Bas.

"C'est la machine qui permet d'imprimer ces circuits intégrés. On fabrique des imprimantes pour faire ces puces", explique Christophe Fouquet, vice-président d'ASML. "Ça coûte un petit peu cher parce que la taille, ça coûte plus de 100 millions d'euros. Sans cette machine, pas de puces, en fait, pas de téléphone portable, pas de voitures, pas de 5G, pas d'intelligence artificielle, rien du tout ! ", poursuit-il. 

Cette fameuse imprimante à 150 millions d'euros pièce est un bijou technologique capable de graver des circuits à l'échelle d'un nanomètre, soit 15.000 fois plus petit qu'un cheveu. Une machine, qui dès qu'elle est achevée, est aussitôt démontée, car il n'y a presque pas de clients en Europe. L'essentiel de ces outils s'envole donc pour l'Asie et en particulier Taïwan.

Il y a pourtant en Europe presque tout pour produire des puces. Les imprimantes donc, mais aussi les plaques de silicium, la spécialité de l'entreprise Soitec. Mais elle aussi travaille surtout pour l'Asie. "Si on parle aujourd'hui de l'Asie, c'est qu'il y a 25 ans, un certain nombre de décisions n'ont pas été en faveur de poursuivre l'effort d'investissement qu'on voulait, que l'on aurait pu faire peut-être à ce moment-là. On n'a pas créé de grands champions dans les microprocesseurs, de grands champions dans les mémoires", affirme Paul Boudre, président-directeur général.

Dans cette industrie de l'infiniment petit, on produit dans un environnement totalement stérile où la moindre poussière peut arrêter toute la chaîne. À aucun moment, la main de l'homme ne touche le produit, tout est automatisé. Seuls quelques techniciens contrôlent les robots. Découvrez la suite de cette enquête dans la vidéo en tête de cet article.


La rédaction TF1 Info

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