Nous avons chacun, en moyenne, une centaine de mots de passe à retenir.
Mais nous en serons peut-être bientôt débarrassés grâce à notre cerveau.
Une mystérieuse innovation vient d'être présentée au salon VivaTech, Porte de Versailles, à Paris.

Se souvenir des dizaines de mots de passe désormais nécessaires à notre quotidien, c'est compliqué. Et utiliser le même partout, c'est risqué. Et si, demain, chacun pouvait s'identifier grâce à son cerveau ? Une équipe du 20H s'est glissée dans la peau d'un cobaye pour mieux comprendre comment pourrait fonctionner une telle innovation, sur laquelle planche notamment l'entreprise "Yneuro".

Sur le bandeau simplement placé sur le front de notre reporter, on peut voir des électrodes, qui permettent de capter l'activité cérébrale. Ces signaux sont uniques pour chaque individu. En les enregistrant, on crée une sorte de signature neuronale, un peu comme une empreinte digitale. Porter ce casque expérimental permet par exemple de déverrouiller son téléphone, et d'être le seul à pouvoir le faire, comme on le voit dans le reportage de TF1 en tête de cet article.

Ce casque peut donc servir de clé pour tous les usages quotidiens, et ouvrir tous les sites internet sans en passer par le moindre mot de passe. À quand cette technologie dans la vie pratique ? C'est dans quelques mois, promet l'entreprise aux visiteurs du plus grand salon d'Europe dédié aux nouvelles technologies : Vivatech.

Dans votre tête, vous allez imaginer que vous voyez ce cube en lévitation
Romaric Manovelli, directeur général de "Mentalista"

Notre cerveau intéresse beaucoup de monde cette année dans les allées du salon. Certains nous promettent même de contrôler des objets par sa seule force. C'est le réveil du vieux rêve de la télékinésie. Qui n'a pas, après avoir vu la Guerre des Étoiles, essayer de déplacer quelque chose en fronçant frénétiquement les sourcils ? Les ingénieurs qui nous ont invités à faire un test dans leurs locaux sont très proches de la réalisation de ce rêve. Là encore, il faut un casque pour lire l'activité de notre cerveau. 

"Dans votre tête, vous allez imaginer que vous voyez ce cube en lévitation", explique Romaric Manovelli, le directeur général de la startup "Mentalista". Sur un écran, un simple cube semble posé au sol. À force de concentration, notre reportermuni d'un casque parvient à faire se soulever l'objet informatique plusieurs fois. C'est ici l'IA qui est capable d'interpréter les signaux électriques générés par notre activité cérébrale, et de les traduire ensuite en action simple : allumer ou éteindre des appareils, lancer de la musique sur son ordinateur, etc. 

Romaric Manovelli voit se profiler des applications beaucoup plus révolutionnaires que le stockage de mots de passe ou l'action sur des interrupteurs. "C'est l'interface de communication qui va être la plus inclusive possible", prédit-il, "puisqu'on n'aura plus de barrière de langue, ou entre les personnes valides et invalides". Les casques disgracieux utilisés pour les prototypes devraient également disparaître à terme, au profit de lunettes équipées ou de simples écouteurs.


La rédaction de TF1info | Reportage : Thomas Jarrion, Jean-Philippe Héquette, David Pires

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