VIDÉO - À la ferme, l'intelligence artificielle au service du bien-être animal

par M.D. | Reportage vidéo TF1 Manon Monnier et Fanny Bourdillon
Publié le 27 octobre 2023 à 12h51

Source : JT 13h Semaine

De plus en plus d'éleveurs utilisent les nouvelles technologies pour mieux comprendre les bêtes.
L'objectif pour eux, améliorer le bien-être des bêtes... mais aussi leurs conditions de travail.

"Là, c’est un petit cri d’excitation !". Céline Tallet parle la langue des cochons. Munie de son micro, la chercheuse de l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae) a collecté des milliers de cris de cochons, une expérience qui vise à améliorer le bien-être de ces animaux d'élevage. "Ces 17.000 sons ont servi de base de données pour apprendre à une intelligence artificielle, à reconnaître et classifier les sons", détaille l’éthologue, dans la vidéo en tête de cet article. Grâce à cette innovation technologique, "on peut créer des alertes pour dire à l’éleveur : attention, là, il y a eu trop de sons négatifs, dont il faut que tu interviennes", poursuit Céline Tallet.  

L’outil sert aussi à sensibiliser l’éleveur en lui apportant des "connaissances sur le type de sons qui est positif ou négatif chez ces animaux", souligne la chercheuse. Pour mieux connaître la santé de son troupeau, d'autres outils existent. Éleveur de vaches laitières dans la Sarthe, Etienne Fourmont a équipé ses bêtes avec un collier connecté. "Il va collecter toutes les informations de mouvements de la vache. Et comme il est [accroché] à leur cou, on va savoir quand est-ce qu’elle mange et quand est-ce qu’elle rumine", explique-t-il, dans le reportage vidéo. Depuis qu'il a investi dans cet équipement, l'éleveur a totalement changé ses habitudes de travail. 

"Dans les douze heures, je sais qu’elle baisse en production. Je sais qu’elle rumine moins, qu’elle mange moins. Là, plutôt que d’utiliser des médicaments curatifs, je vais faire un peu plus de préventif et lui donner soit avec des vitamines, soit des minéraux", explique l'éleveur. Etienne Fourmont a investi 270.000 euros pour se faciliter le travail, comme avec ce robot pelle ou ce robot nettoyeur. 

Des investissements qui améliorent aussi le quotidien des vaches. "Surtout, avec les robots de traite : elles produisent un peu plus de lait, parce qu’elles vont passer quand elles veulent : trois fois par jour, contre deux habituellement", explique-t-il. Pari gagné, Étienne vend 10% en plus de lait qu'avant. L'éleveur peut donc être libre le soir et le week-end. 


M.D. | Reportage vidéo TF1 Manon Monnier et Fanny Bourdillon

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