Copropriété : comment se passer d’un syndic professionnel ?

par Victor LEFEBVRE pour TF1 INFO
Publié le 15 septembre 2023 à 8h00

Source : JT 13h WE

Dans les copropriétés, la présence d’un syndic est obligatoire.
Cette tâche peut être assurée par un des propriétaires à titre non-professionnel.
Il faut cependant tenir compte des difficultés que cela implique.

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Syndic non-professionnel : dans quel cas est-ce une bonne idée ?

Dans le parc immobilier français, plus d’un quart des logements sont situés au sein d’une copropriété, selon l’Insee. Cela implique l’existence de parties communes et de services dont l’entretien et la gestion doivent être assurés par un représentant des copropriétaires. Le fameux "syndic" peut être une entreprise spécialisée dans ce domaine, mais aussi un des propriétaires auquel cette tâche est confiée, qu’il soit locataire ou non. On parle alors de syndic non-professionnel. Le choix entre les deux options doit être tranchée par l’assemblée des copropriétaires au minimum tous les trois ans. Opter pour un syndic non-professionnel a des avantages, mais doit se faire en tenant compte de certaines contraintes.

Dans quel cas opter pour un syndic non-professionnel ?

La personne ou le ménage qui acceptera d’occuper le rôle syndic non-professionnel peut être bénévole et donc se faire uniquement rembourser les frais engagés. Par exemple, la souscription d’une assurance de responsabilité civile, qui n’est pas obligatoire, mais vivement conseillée. Mais elle peut aussi être rémunérée pour cela. Généralement, le non-professionnel coûtera moins cher, puisqu’il exerce cette activité de manière accessoire, en plus de son travail. Il faut donc accepter que sa disponibilité et son efficacité puissent en être impactées.

Le syndic non-professionnel a certains avantages. D’une part, lorsqu’un problème impacte la copropriété dans son ensemble, son représentant l’est également, a fortiori s’il est propriétaire occupant. Il peut donc être plus motivé à trouver une solution rapide. Un syndic locataire étant présent au quotidien, il aura une vision plus claire des choses et pourra anticiper certains soucis. Il peut aussi être plus facile de communiquer avec lui. Il peut être préférable d’opter pour le syndic non-professionnel pour les copropriétés de petites tailles ou qui ont peu de besoin. Par exemple, si l’immeuble ne comprend ni parking, ni ascenseur, ni espace vert et est en bon état général, la tâche sera plus aisée pour un non-professionnel. 

Par ailleurs, les frais de gestion incompressibles des professionnels font que le prix par habitant sera souvent plus élevé dans une petite copropriété. En revanche, si le nombre de lots et donc de propriétaires est important et que de nombreuses parties communes et services doivent être assurés, il peut être plus prudent de faire appel à un professionnel.

Des applications pour se faciliter la tâche

Il ne faut pas non plus négliger l’aspect humain lorsqu’on opte pour un syndic non-professionnel. Il est important qu’il y ait une relation de confiance entre propriétaires pour éviter les conflits. Par ailleurs, il faut être à l’aise avec la gestion financière et administrative de la copropriété. Ce travail, vite chronophage, peut cependant être facilité par l’utilisation de logiciels et applications dédiés (Matera, Logia…). Elles permettent par exemple d’automatiser certaines tâches (appel de fonds, relances d’impayés, convocations aux assemblées...), de communiquer via une plateforme commune, et parfois d’être épaulé ou conseillé sur les points techniques. Ces outils sont censés limiter le temps consacré au syndic, mais il faut tout de même accepter que ce travail demande de l'énergie. 


Victor LEFEBVRE pour TF1 INFO

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