Opération Wuambushu à Mayotte : Darmanin promet la destruction de "1250" logements insalubres d'ici fin 2023

par L. avec AFP
Publié le 25 juin 2023 à 13h32

Source : JT 20h Semaine

En déplacement à Mayotte, le ministre de l'Intérieur a déclaré avoir revu à la hausse l'objectif de destructions de logements insalubres sur l'île.
D'après Gérald Darmanin, il y aura "grosso modo 1250" destructions de cases de bidonvilles en Petite-Terre d'ici fin 2023.

Un nouvel objectif. Ce dimanche 25 juin, le ministre de l'Intérieur a déclaré avoir revu à la hausse son objectif de destructions de logements insalubres sur l'île de Mayotte. "Il y aura eu grosso modo 1250 (destructions) d'ici la fin de l'année", a affirmé Gérald Darmanin. Un chiffre revu à la hausse alors qu'il avait évoqué ce vendredi 1000 destructions, dans une interview accordée au journal Le Figaro.

Actuellement en déplacement sur l'archipel avec les ministres délégués au Logement et aux Outres-mers, le ministre de l'Intérieur ne cesse de défendre le bilan de l'opération gouvernemental Wuambushu, notamment sur Twitter. Lancée le 24 avril dernier, cette intervention sur deux mois devait permettre de lutter efficacement contre la criminalité, l'immigration irrégulière et les habitats insalubres. Aujourd'hui toujours en cours, les résultats de cette opération sont modestes selon les collectifs et élus locaux. Les destructions de maisons en tôles dans les bidonvilles ont pris beaucoup de retard sur le planning initial.

Des retards dû à de "très nombreux recours"

D'après le ministre de l'Intérieur, certains retards dans la destruction de cases insalubres à Mayotte seraient dues à de "très nombreux recours" juridiques. Dans le quartier des Badamiers à Dzaoudzi en Petite-Terre, ces recours ont selon lui "empêché le préfet de faire son travail de lutte contre l'insalubrité".

"J'eusse aimé, a-t-il poursuivi, que ceux qui sont venus faire du tourisme juridique à Mayotte visitent les bangas [maisons en tôles], des endroits insalubres où les enfants n'ont pas d'eau courante, où s'il y avait un cyclone, on aurait tous pleuré sur les très nombreux morts qu'il y aurait eus ici".

Ces démolitions vont donc "accélérer (...)", a précisé le ministre. Ce nouvel objectif de destructions de cases insalubres sera couplé aux autres missions de l'opération Wuambushu. La majorité des habitants de logements dans des bidonvilles sont des migrants clandestins venant des Comores voisines de Mayotte.

Depuis le début de l'opération, dénoncée par les associations comme "brutale" et "antipauvres", les services de l'État n'ont réussi à démanteler que deux secteurs informels. Il s'agit des quartiers Talus 2 et Barakani, correspondant à environ 270 habitations.


L. avec AFP

Tout
TF1 Info