VIDÉO - Demande de logement social : pourquoi est-ce si long ?

par La rédaction de TF1 | Reportage Alison Tassin, Alix Ponsar
Publié le 7 décembre 2023 à 11h49

Source : JT 20h Semaine

Plusieurs associations s'alarment une nouvelle fois de la pénurie de logements sociaux.
Six communes sur dix n'ont pas respecté leurs quotas ces dernières années.
Elles sont pourtant tenues de respecter un taux minimal de HLM.

L'agglomération d'Angers (Maine-et-Loire) compte 300.000 habitants et le secteur du logement social y est également en surchauffe. Dans un quartier fraîchement rénové, une équipe de TF1 a rencontré Kémie Senegas, locataire d'un logement social. La jeune femme, en fin d'études, a emménagé avec son compagnon après un parcours du combattant : "On a mis plus d'un an et demi pour l'avoir, c'était fastidieux !" Pendant tout ce temps, le couple résidait dans des conditions précaires. Deux étudiants aux faibles revenus : un dossier a priori idéal pour un logement social. Kémie a pourtant essuyé trois refus. Un exemple parmi tant d'autres dans une ville où la tension est de plus en plus forte. À Angers, depuis 2020, les demandes de HLM ont bondi de 25 %.

Alors comment expliquer un tel embouteillage ? Pour le comprendre, notre équipe s'est rendue chez un bailleur social. Les dossiers chez Podeliha sont triés, sélectionnés et c'est plus que nécessaire. Et ça n'est pas toujours premier arrivé, premier servi, cela dépend du type de logement et des besoins des demandeurs. Une commission établit ensuite un classement. Il faut au moins 15 à 20 mois pour obtenir un logement HLM dans la métropole d'Angers.

De plus en plus d'adultes vivent seuls

Alors les constructions sont-elles suffisantes ? Sur le terrain, nouvelles maisons et réhabilitations ne cessent de voir le jour. Comme tous les constructeurs, les bailleurs rencontrent davantage de difficultés sur leurs chantiers : augmentation des coûts des matériaux, raréfaction des terrains ou délai plus long. Les logements existants, eux, ne sont pas libérés. En France, les communes doivent respecter un quota de 25% de logements sociaux. Avec un taux de 30%, la métropole d'Angers va au-delà de ses obligations légales.

La pénurie de HLM s'explique également par un phénomène : de plus en plus d'adultes vivent seuls. À Angers, près de la moitié de demande de logements sociaux proviennent de personnes seules, plus d'un quart de famille monoparentale et 15% de couple avec enfants. L'objectif pour les bailleurs est donc de pouvoir proposer davantage de petites surfaces et des logements de trois à cinq pièces pour les familles.


La rédaction de TF1 | Reportage Alison Tassin, Alix Ponsar

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