Désormais, plusieurs anciennes petites gares sont réhabilitées et connaissent une nouvelle vie.
Des bâtiments à l'abandon devenus maisons d'hôtes, centres de rééducation ou encore brasseries.
Des opérations très intéressantes financièrement.

Le train s’arrête toujours à Millas (Pyrénées-Orientales), mais les voyageurs ne passent plus par la gare. Depuis dix ans, elle est devenue une maison d’hôtes. Céline Rosse a visité les lieux en 2011. Convaincue de faire une bonne affaire, elle a sauté sur l’occasion. "La SNCF se débarrasse de ces biens, et donc vu la superficie plus le jardin, à ce prix-là, je n'aurais pas trouvé dans la région", constate-t-elle. 

175 000 euros d'investissement et un an de travaux plus tard, la propriétaire investit l’étage pour son logement personnel. Au rez-de-chaussée, le gîte ouvre ses portes.

Ancien guichet ou composteur au milieu du salon

À disposition : deux chambres, une pièce commune dans l’ancien hall de gare, et même un wagon voyageur transformé en bungalow. Pour mettre en valeur ce patrimoine ferroviaire, rien n'a bougé ou presque. Au guichet où l’on achetait autrefois son billet, on sert désormais l’apéritif. Pour autant, ce n’est pas l’endroit pour trouver le calme, car un train s’arrête encore toutes les heures à quelques mètres de la maison. 

Une fois réhabilitées, les anciennes gares prennent toutes les formes : une salle de musique à Louviers (Eure), une brasserie à Barneville-Carteret (Manche) ou encore un centre de rééducation à Courpière (Puy-de-Dôme). Ici à Dijon, dans l'ancienne gare de Saulieu, le train ne passe plus depuis 7 ans. Désormais, les Restos du cœur louent le bâtiment à la SNCF, et ont donné du sens à ce bâtiment délaissé. En échange de la location, la SNCF a pris en charge une part des travaux. Comme à Saulieu, elle s'est engagée dans la réhabilitation de 200 anciennes gares, parfois totalement abandonnées. 


TF1 | Reportage Léonard Attal, Eléonore Payro, Michaël Merle

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