VIDÉO - Logement : pourquoi investir dans une tiny house est une riche idée

par M.L | Reportage TF1 Jacques Rieg-Boivin, Laurence Claudepierre
Publié le 14 février 2023 à 7h15, mis à jour le 14 février 2023 à 18h25

Source : JT 20h Semaine

Les "tiny houses" ne sont pas uniquement destinées aux vacances : certains y vivent à plein temps.
Ces minuscules cocons concentrent toutes les pièces d'un logement classique, le tout monté sur roulettes.
Des maisonnettes confortables, écologiques et auto-suffisantes.

Si l'adage "vivons heureux, vivons caché" vous séduit, la tiny house est peut-être faite pour vous. À Fribourg, en Moselle, Lucas Singer est propriétaire depuis quelques mois d'une de ces minuscules maisons, nichée derrière quelques arbres, au milieu de champs. Dans son étroit salon, un canapé fait directement face au plan de travail de sa cuisine, un minimalisme qui convient très bien au jeune homme. "On y retrouve ce dont on a besoin, l'essentiel. À partir de là, je ne pense pas qu'on vit tellement différemment", explique-t-il dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus. 

"Moi, je suis encore plus heureux dedans ! C'est l'indépendance, avoir quelque chose qui nous convient, qui nous ressemble", poursuit-il. Cette résidence principale de 16 m² au sol, 20 avec la mezzanine, offre une vue imprenable sur la nature environnante. En France, une poignée de fabricants se sont déjà lancés dans la niche de ces étonnantes maisons

Une tiny house "clé en main" pour 60 et 75.000 euros

À Trémery, près de Metz, non loin de là, six salariés de la société French Craft conçoivent et bâtissent des exemplaires forcément uniques, chaque modèle étant conçu aux côtés de son propriétaire. Ces vraies maisons à l'ossature en bois doivent aussi s'adapter aux codes de la route : leurs dimensions ne doivent pas dépasser 2,55 mètre de largeur, quatre de hauteur et douze de longueur, et leur poids doit se limiter à 3,5 tonnes. 

Chaque centimètre carré doit être exploité dans un véritable travail de charpentier. Le bois utilisé à la fois pour les parois et les meubles est local, mais ce sont surtout les finitions et la main d'œuvre qui pèsent le plus sur la facture. "En général, il faut compter entre 60 et 75.000 euros pour une tiny house 'clé en main', qui comprend les plans, toute la construction, le mobilier. Vous la recevez quasiment avec l'électroménager, vous pouvez aller vivre dedans", détaille Joshua Hickel, co-gérant de l'entreprise. 

Alors que les logements insolites se multiplient, les professionnels de la location commencent aussi à s'y intéresser. "On a beaucoup plus de demandes en proportion pour du locatif. L'investissement est très rentable, de l'ordre de 12-15%", assure Chloé Seiler, également co-gérante. 

Les sites touristiques veulent aussi se mettre à la plage. Anne et Nicolas Raffel, gérants du camping "Les Granges Bas", à Gérardmer dans les Vosges, cherchent ainsi à remplacer par des tiny houses leurs mobil-homes, des passoires thermiques difficiles à chauffer en hiver. L'investissement est conséquent, mais plus durable selon eux. "Il y a à la fois la notion de responsabilité environnementale, d'écologie, mais aussi d'économie. Avec les coûts de l'énergie aujourd'hui, il est important d'avoir des logements isolés", appuie la jeune femme.

"S'installer là où il n'y a pas de réseau"

Le couple pourra se fournir chez l'un des pionniers du secteur. À Gérardmer toujours, une douzaine de ces maisons minuscules sont construites chaque année par la société Tibi House. Des logements en autonomie totale, équipés d'une bouteille de gaz, un chauffage au bois, un onduleur et une batterie pour exploiter l'électricité produite par les panneaux solaires, mais aussi un système de collecte et de filtrage de l'eau de pluie, pour la douche. Quant aux toilettes, elles sont sèches. 

"L'envie première, c'est de pouvoir s'installer là où il n'y a pas de réseau. Ils ont de l'eau, de l'électricité, du chauffage, peu importe où ils vont se positionner", explique son patron David Spenner, un ancien dessinateur industriel qui s'est lancé dans l'aventure il y a cinq ans déjà. "C'est vivre autrement, laisser le moins d'impact possible sur le terrain et la vie en général."

 

Pour autant, vous ne pouvez pas vous installer n'importe tout : même si vous êtes propriétaire d'un terrain, il devra être constructible et le Plan Local d'Urbanisme de votre commune devra l'autoriser. Lucas, lui, se voit bien changer d'horizon dès cet été. "La démarche, c'est vraiment de trouver un lieu dans lequel on est plus dehors qu'autre chose", se réjouit-il. "Et puis c'est pratique, on peut la bouger, donc si on veut changer d'environnement. J'aimerais avoir un étang devant chez moi, et un jour ce sera peut-être possible." Sur la route des vacances, ces nouveaux escargots pourraient être de plus en plus nombreux.


M.L | Reportage TF1 Jacques Rieg-Boivin, Laurence Claudepierre

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