VIDÉO - Manque de fiabilité des diagnostics énergétiques : voici comment un bon technicien travaille

par V. F | Reportage TF1 : Irvin Blonz, Guillaume Gruber et Grégory Martin
Publié le 31 janvier 2024 à 18h44, mis à jour le 1 février 2024 à 8h47

Source : JT 13h Semaine

Face au nombre d'erreurs beaucoup trop grand, le gouvernement veut revoir les diagnostics de performance énergétique (DPE).
Le JT de TF1 a suivi un technicien pour comprendre comment ce type d'intervention s'effectue dans les règles de l'art.

Gabriel Attal a annoncé mardi lors de son discours de politique générale devant les députés "un choc d'offre" pour "déverrouiller" le secteur du logement en crise. Cela passe notamment par une simplification des diagnostics de performance énergétique (DPE). Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux sont mal évalués : selon une étude réalisée en 2023 par Hellowatt, 71% des DPE sont dans ce cas. 

Pour comprendre comment s'effectue un tel diagnostic, le JT de TF1 suit Gaël Démelin, diagnostiqueur immobilier à Dijon (Côte-d'Or), dans le reportage en tête de cet article. Première étape qui peut sembler étonnante : le technicien commence par dessiner. "Je fais le croquis de l'appartement pour ensuite m'aider à calculer les surfaces déperditives en fonction de la surface chauffée", explique-t-il.

Une facture de 100 euros

Gaël mesure ensuite la surface de l'appartement au laser : 40 m². Puis c'est l'inspection des fenêtres.  "On utilise un vitromètre, ça nous permet de mesurer l'espace d'air pour le double vitrage. En même temps, je regarde si c'est isolé", poursuit-il. Isolation des murs, diagnostic du chauffage, de la ventilation... Cela lui permet d'estimer la consommation énergétique du logement. Un temps de présence sur place de 45 minutes facturé 100 euros. 

Puis retour au bureau. "Je rentre toutes les données que j'ai prises sur le terrain dans le logiciel qui va ensuite calculer la note du DPE", dit-il. Mauvaise nouvelle pour le propriétaire, ça tombe dans la classe G, la plus mauvaise. Du coup, "on va faire des simulations pour aider le propriétaire plus tard s'il veut faire des travaux pour justement pouvoir continuer à louer son logement. Parce que là, il n'a plus le droit de le louer", affirme Gaël.

Ce travail, TF1 l'a montré à la Fédération des diagnostiqueurs. Pour son président, Hassad El Aillache Mouheb, "c'est du travail bien fait dans ce cas". Mais la crédibilité du métier souffre de fraudes répétées. Cet expert pense avoir la solution : il faut "une carte avec l'identité du diagnostiqueur, sa période de validité et de certification, un QR code qui sera, lui aussi, apposé sur ses rapports. Et en simple flash, lorsque le diagnostiqueur vient chez vous, vous pouvez savoir s'il est certifié", détaille-t-il.

Cette carte n'est pas encore d'actualité et il n'est même pas sûr que cela soit une garantie contre les escroqueries. Pour ne pas vous faire avoir, le plus sûr, c'est d'aller sur le site du gouvernement qui référence chaque professionnel agréé. 


V. F | Reportage TF1 : Irvin Blonz, Guillaume Gruber et Grégory Martin

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