Éthylotests, capitaines de soirée, taxis : les solutions pour fêter sereinement le Nouvel An

S.J. | Reportage vidéo : Médéric Pirckher, Julien Denniel
Publié le 29 décembre 2022 à 16h15

Source : JT 13h Semaine

La Saint-Sylvestre est l'une des nuits les plus festives du calendrier.
Au réveillon, près d’un Français sur deux boit pendant la soirée et conduit ensuite.
Dans le Finistère, des gérants de club ont donc imaginé des moyens pour protéger leurs clients.

Nul doute que la soirée du réveillon sera alcoolisée dans cette boite de nuit de Guipavas (Finistère). Pauline s’est proposée pour être capitaine de soirée et il en sera de même pour le Nouvel An. "Généralement, c'est toujours moi parce que mes copines n'ont pas encore le permis, ça serait dommage de le perdre pour de l'alcool", explique la jeune femme. 

L’établissement se trouve en périphérie de ville. La voiture est donc nécessaire pour s’y rendre. Le gérant, Nicolas Cann, a mis en place plusieurs mesures pour inciter les jeunes à désigner un Sam, le capitaine de soirée qui ne boit pas et qui est chargé de raccompagner tout le monde à l'issue de la soirée. "On a le tarif Sam qui est le moins cher, avec les boissons sans alcool à volonté et le vestiaire qui est compris, et après, on a les entrées avec les consommations avec alcool", explique le dirigeant de la boite de nuit. 

Les établissements responsables pénalement

Les tarifs sans alcool représentent un quart des entrées chaque soir. "Sam ça parle vraiment à tout le monde maintenant, c'est vraiment rentré dans les têtes. On le voit bien : ils désignent un Sam avant de venir", précise-t-il. Systématiquement, les capitaines de soirée sont contrôlés. Et s'ils sont alcoolisés, et qu'ils veulent quand même partir, un long dialogue commence. Selon le gérant, il est toujours possible de les raisonner de cette manière. "On ne peut pas laisser partir quelqu'un. En plus, on les a fait souffler, on a aussi notre responsabilité qui s'engage. On peut être embêté administrativement, avec une fermeture, et puis bien sûr pénalement, si on a servi de l'alcool à quelqu'un, on est responsable", ajoute-t-il.

"Celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas"

L'idée de Sam est venue d'une campagne de la prévention routière, en 2005. Un prénom qui est en réalité l'acronyme de "sans accident mortel", avec un slogan qui a marqué les esprits : "celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas". Un conducteur sobre qui fait clairement la différence : le risque d'être responsable d'un accident mortel de la route est multiplié par 18, en moyenne, chez ceux qui prennent le volant en étant alcoolisés. Par ailleurs, la route est encore la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 12 à 24 ans. 

Sans capitaine et en ayant bu, optez pour le taxi

Ce jeudi matin, à Brest, des chauffeurs de taxi se préparent au réveillon, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article. "C'est LA soirée de l'année, ça représente énormément d'appels. La plupart des gens qu'on prend dans le taxi sont très jeunes. Être contrôlé positif ça va très vite, trois verres, c'est suspension de permis tout simplement. Ils n'ont que six points, donc il n'y a plus de permis", explique un chauffeur.

 Chaque année, dans le pays, près de 30% des accidents mortels sont dus à une prise excessive d’alcool.


S.J. | Reportage vidéo : Médéric Pirckher, Julien Denniel

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