Des milliers d'évacués mis à l'abri en Corse

V. Fauroux - Reportage vidéo : Baptiste Guenais et T. Fribourg
Publié le 19 août 2022 à 13h01, mis à jour le 19 août 2022 à 17h02
JT Perso
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Source : JT 13h Semaine

Au lendemain de la tempête, la Corse a retrouvé son calme.
Toutefois, de nombreux campings avaient été évacués préventivement la nuit dernière.
Comme à Ajaccio où les sinistrés et les campeurs ont été mis à l'abri dans un gymnase.

La nuit a été courte pour les nombreux vacanciers, évacués jeudi soir d'un camping d'Ajaccio. Certains sont encore traumatisés, comme cet homme qui a passé une bonne partie de la matinée à surveiller le ciel. "Je n'arrivais pas à m'endormir. Par rapport à hier matin, j'ai un peu l'appréhension", dit-il dans la vidéo du JT de 13H en tête de cet article. 

Une centaine de personnes hébergées

L'orage annoncé dans la nuit a été moins intense que prévu. Plus d'une centaine de personnes ont toutefois été hébergées dans un gymnase de la ville. Des vacanciers provenant de toute la région qui sont venus y trouver refuge. Mais il est difficile de trouver le sommeil. Des ados jouent aux cartes pour passer le temps, quand d'autres sont accrochés à leur smartphone. "On se sent plus en sécurité dans un endroit abrité que sous une tente dans un camping sous les arbres", reconnaît ainsi une mère de famille.

À minuit, il y a encore des arrivées, il faut donc ajouter des lits. "Il y a encore deux personnes qui arrivent et après, c'est au fil de l'eau, des gens qui n'ont pas trouvé ou qui font de la route. On ne sait pas, on est à disposition", explique une secouriste de la Sécurité civile. Pour continuer de les accueillir, une autre salle a été ouverte. 

On n'a plus rien parce que tous les papiers, les portables, tout est tombé dans l'eau, on a dû tout laisser.

Une sinistrée

De nombreuses familles étaient au camping de Sagone jeudi matin, là où une adolescente de treize ans a trouvé la mort. "C'est une petite qui est restée dans son bungalow. Les pompiers sont venus lui porter assistance, mais c'était trop tard pour elle", raconte l'un de ces sinistrés. Quand un autre ajoute : "on n'est pas grand-chose, il faut sécuriser sa propre famille". Derrière des sourires de façade, il est difficile d'oublier. 

"D'avoir vu les arbres tomber juste devant nous et de me dire qu'il y en a qui sont morts, et pourquoi c'est moi qui suis restée en vie et pas ceux qui sont morts", balbutie de son côté une fillette, toujours sous le choc. Une dame, elle, dormait sur un bateau dans l'anse de Girolata. La tempête a coulé son navire. Elle et sa famille ont réussi miraculeusement à regagner la plage. Son mari s'en est sorti avec des blessures au coude. "Par contre, on n'a plus rien parce que tous les papiers, les portables, tout est tombé dans l'eau, on a dû tout laisser. C'est choquant. C'est remuant", témoigne-t-elle. 

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À midi ce vendredi, l'orage est définitivement passé. La plupart des réfugiés ont pu regagner leur camping ou ont été relogés.


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