Hong Kong se soulève contre Pékin

À Hong Kong, Xi Jinping salue la "vraie démocratie" du principe "un pays, deux systèmes"

S.M avec l'AFP
Publié le 1 juillet 2022 à 8h56
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Source : TF1 Info

Trois ans après le mouvement pro-démocratie, Xi Xinping est à Hong Kong pour les 25 ans de la ville.
Le président chinois a loué un "bon système" qui "doit être maintenu à long terme".
Les festivités traditionnelles organisées pour la ville sont interdites, officiellement pour raisons sanitaires et sécuritaires.

Trois ans après la répression, Xi Jinping a salué une "vraie démocratie" à Hong Kong. Pour son premier voyage hors de la Chine continentale depuis le début de la pandémie de Covid, et depuis le mouvement pro-démocratie de 2019, le président chinois a loué, vendredi 1er juillet, la gouvernance de Hong Kong depuis sa rétrocession à Pékin. 

Lors d'une cérémonie sous très haute surveillance, pour le 25e anniversaire de l'ex-colonie britannique - qui comprenait aussi la prestation de serment du nouveau chef de l'exécutif local - Xi Jinping a pu souligner la mainmise du Parti communiste chinois sur la ville après la vague de manifestations pro-démocratie de 2019, incitant Pékin à y mener une stricte répression politique. Dans son discours, le président chinois a assuré que Pékin avait toujours agi "pour le bien de Hong Kong".

"Un bon système" qui "doit être maintenu à long terme"

Le 1er juillet marque aussi le mitan de la période de 50 ans de semi-autonomie, guidée par le principe "un pays, deux systèmes", négociée entre Londres et Pékin. Jusqu'en 2019, cette date était l'occasion de faire la démonstration des libertés dont jouissait la cité, avec des milliers d'habitants défilant en marge des célébrations pour exprimer leurs revendications politiques et sociales.

Mais ce cortège, comme tout rassemblement, est interdit par la police depuis deux ans, officiellement pour raisons sanitaires et sécuritaires. Selon les critiques du gouvernement, la loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 par Pékin après les manifestations de 2019 a réduit à néant les libertés promises. Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a d'ailleurs déploré jeudi l'"érosion de l'autonomie" provoquée par cette loi dans le territoire. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a lui promis de ne pas "abandonner" Hong Kong.

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