Deux trains sont violemment entrés en collision ce mardi soir à Larissa, au centre de la Grèce.
Les raisons de l'accident qui a fait au moins 38 morts sont pour l'instant inconnues.
TF1info fait le point sur cet accident présenté comme le pire qu'ait connu la Grèce.

Au moins 38 personnes sont mortes mardi 28 février au soir en Grèce dans la violente collision d'un convoi de marchandises et d'un train arrivant en sens inverse, qui comportait 342 passagers et dix employés et circulait entre Athènes et Thessalonique.

Après le choc frontal entre les deux trains, un incendie s'est déclenché. Les deux locomotives ont été détruites et les trois premiers wagons du train de passagers ont été pulvérisés et ont déraillé, au niveau de la ville de Larissa, dans le centre du pays. 150 pompiers et 40 ambulances ont été mobilisés, selon les secours grecs. Aussi, des grues et des mécaniciens ont été déployés pour essayer de dégager les débris et soulever les wagons renversés.

Au moins 36 morts

Mercredi soir, le dernier bilan faisait encore état de 38 morts. Aussi, la Protection civile indique que 65 personnes ont été blessées. Parmi elles, 72 ont été hospitalisées, dont six dans un état grave.

Selon le ministre grec de la Santé, la "plupart des passagers étaient des jeunes". En effet, de nombreux étudiants rentraient à Thessalonique après un week-end prolongé en raison d'un jour férié en Grèce.

Les raisons de la collision encore inconnues

Cette collision meurtrière est due à "malheureusement, principalement à une tragique erreur humaine", a affirmé mercredi soir le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. 

Un peu plus tôt dans la journée, le chef de 59 ans de la gare de Larissa a été mis en état d'arrestation dans le cadre de l'enquête ouverte après avoir été interrogé par les forces de l'ordre, a annoncé une source policière à l'AFP. Il est poursuivi pour "homicide par négligence", "lésions corporelles involontaires" et "intervention dangereuses dans les moyens de transport".

Certains ont déjà dénoncé un manque de sécurité sur cette ligne qui relie les deux principales villes de Grèce. C'est le cas du président du syndicat des conducteurs de train OSE, Kostas Genidounias, qui s'est rendu sur les lieux du drame, et qui a assuré à l'AFP "qu'aucun système de sécurité, télécommande et feu de circulation ne fonctionne". "Toute (la signalisation) est faite manuellement. C'est depuis l'an 2000 que les systèmes ne fonctionnent pas", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision Ert. 

Le ministre des Transports démissionne

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis s'est rendu sur place en milieu de journée et a décrété un deuil national de trois jours, promettant que toute la lumière serait faite sur les circonstances de cet accident de train présenté comme le pire qu'ait connu la Grèce. "Une chose que je peux garantir, c'est que nous trouverons la cause de cette tragédie", a-t-il lancé.

De son côté, le ministre des Transports, Kostas Karamanlis, a annoncé sa démission dans un communiqué. "Je ressens qu'il est de mon devoir de démissionner comme un signe minimum de respect de la mémoire des personnes qui sont si injustement décédées et afin d'assumer la responsabilité des erreurs de l'État et du système politique grecs à travers les années", a-t-il écrit, reconnaissant la vétusté du réseau ferroviaire grec "pas adapté au XXIe siècle". 


Emilie ROUSSEY avec AFP

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