Accusation de violences sexuelles : Taha Bouhafs reproche à LFI de ne pas lui avoir permis de se défendre

TG
Publié le 5 juillet 2022 à 23h00
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Taha Bouhafs a reproché mardi à La France insoumise de ne pas lui avoir permis de se défendre face aux accusations de "violences sexuelles".
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon argue la "volonté de confidentialité" des plaignantes.

Le bras de fer entre Taha Bouhafs et la France insoumise. Le journaliste a reproché mardi 5 juillet à son ancien parti de ne pas lui avoir permis de se défendre face aux accusations de "violences sexuelles". Ces dernières avaient entraîné son retrait des élections législatives. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a, de son coté, mis en avant la "volonté de confidentialité" des plaignantes.

Dans une lettre ouverte à LFI sur les réseaux sociaux, Taha Bouhafs rapporte n'avoir "jamais été confronté aux dites accusations", contrairement à ce qu'avait alors annoncé LFI. Il épingle également la députée Clémentine Autain qui a recueilli certains témoignages contre lui et lui a, selon lui, enjoint d'abandonner sa candidature. Clémentine Autain a "avancé que la procédure n'a pas à aller jusqu'au bout puisque je me serais retiré de moi-même : c'est précisément sur sa demande que je me suis retiré, pour qu'une procédure se déroule sereinement", dit-il. "J'apprends donc qu'il n'y aura pas d'enquête, pas de vérifications, pas de confrontation. Taha éliminé. L'affaire est réglée", s'indigne Taha Bouhafs.

"Les plaignantes souhaitaient garder l'anonymat"

Dans un communiqué, la France insoumise dit ne pas se reconnaitre "dans sa version d’une partie des faits", mais comprendre que "Taha Bouhafs souhaite pouvoir se défendre". Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon explique n'avoir pas rendu publics les faits dans un premier temps car "les plaignantes souhaitaient garder l'anonymat" et "pour ne pas jeter publiquement une accusation contre un homme sans qu’il puisse se défendre dans une procédure contradictoire".  

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Le mouvement n'a décidé de communiquer qu'après que "des médias ont révélé la raison véritable du retrait de Taha Bouhafs", explique LFI, admettant de fait que la première raison évoquée - les attaques politiques - était fausse. LFI indique ne pas pouvoir transmettre à Taha Bouhafs "les informations envoyées à la cellule", ni organiser une confrontation, au nom de "la volonté d'anonymat des plaignantes". 

Clémentine Autain critiquée sur les réseaux sociaux

Critiquée sur les réseaux sociaux depuis la parution de la lettre de Taha Bouhafs, Clémentine Autain a dit mardi soir préférer "les tombereaux de haine plutôt que de se soustraire au respect de la volonté de confidentialité" des plaignantes. Elle ajoute que "si la justice avait les moyens de faire son travail", LFI n'aurait pas "à chercher des voies forcément imparfaites pour combler les défaillances en chaîne".

Alors candidat dans le Rhône, le journaliste s'était retiré le 10 mai en invoquant le "racisme" d'"attaques sans précédent" contre lui par la macronie, la droite et une partie de la gauche. Mais LFI avait annoncé le lendemain qu'une enquête interne avait été ouverte à son encontre par le comité interne de suivi des violences sexuelles.


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