La justice allemande dit avoir découvert de nouvelles preuves contre Christian B.
L’enquête se concentre sur un appel téléphonique passé par le suspect, le soir de la disparition.
Il y a quelques jours, "Christian B." déclarait avoir un alibi.

"Nous sommes convaincus qu’il est le meurtrier de Madeleine McCann." L’étau se resserre autour de Christian B., principal suspect dans l’enquête sur la disparition de la petite fille, âgée alors de près de 4 ans. Le porte-parole du parquet allemand a confié à une télévision portugaise : "L’enquête se poursuit et nous avons découvert de nouveaux éléments, de nouvelles preuves, pas médico-légales, mais des preuves." 

Hans Christian Wolters n’a pas donné d’autres précisions ni plus de détails, notamment sur les expertises réalisées dans un van ayant appartenu au suspect.

Selon les enquêteurs allemands, des enregistrements téléphoniques ont permis d'identifier le suspect près de l’hôtel où la petite fille a disparu le 3 mai 2007. "Nous continuons de chercher qui l’a appelé au téléphone" ce soir-là, a indiqué le procureur allemand. Concernant l’alibi avancé qui prouverait que le suspect ne se trouvait pas à Praia da Luz au moment de la disparition, Hans Christian Wolters est formel : "Christian B. n’a pas d’alibi." Avant d’ajouter : "Le fait qu’il soit suspect au Portugal montre que nous ne sommes pas dans la mauvaise direction."  

Un pédophile multirécidiviste

Le 22 avril, les autorités portugaises avaient annoncé la mise en examen d’un suspect, incarcéré en Allemagne. D’après la justice allemande, il s’agit d’un pédophile multirécidiviste qui a vécu plusieurs années dans le sud du Portugal. Actuellement, il purge une peine de prison pour le viol d’une Américaine de 72 ans, survenu au Portugal en 2005.

Pour rappel, la petite Maddie avait disparu en 2003 peu avant son quatrième anniversaire alors qu’elle se trouvait en vacances avec sa famille dans la station balnéaire de Praia da Luz. Ses parents avaient alors mené une campagne internationale pour tenter de la retrouver. Après plusieurs mois d’enquête, la justice portugaise avait pris la décision de classer l’affaire en 2008, avant de rouvrir le dossier cinq ans plus tard. 


Aurore Briffod avec AFP

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