"Airpocalypse" : comment New Delhi se retrouve plongée dans un épais nuage de pollution

Publié le 29 novembre 2022 à 16h50
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Chaque automne, la capitale indienne est confrontée à un épisode de pollution très toxique, baptisée "airpocalypse".
Une concentration de particules fines, largement au-dessus des standards de l’OMS, que les autorités ne parviennent pas à endiguer.

Voilà plusieurs semaines que la ville de New Delhi étouffe, asphyxiée par un épais brouillard toxique dû à la concentration de particules fines, les PM 2,5. Son nom : le smog, désormais bien connu des habitants. Début novembre, la pollution a même atteint des niveaux records, avec un taux de PM 2,5 relevé par IQair, une société suisse de surveillance de la qualité de l’air, de 588 par mètre cube. 

En cette fin novembre, la concentration de ces particules fines dans l’air de la capitale indienne se situe à "123 µg/m³". Ce qui se situe encore bien au-dessus des seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), recommandant un taux de 15 µg/m³ sur une moyenne de 24 heures. Ainsi, "la concentration actuelle de PM2,5 à New Delhi est 8,2 fois supérieure à la limite recommandée par les directives de l'OMS sur la qualité de l'air", prévient IQair. À titre de comparaison, le taux relevé de PM 2,5 dans l’air de Paris est, ce mardi 29 novembre, de 35 µg/m³, un seuil considéré comme mauvais par AirParif

Un terme créé à l'origine pour la Chine

Lire aussi

Dans la capitale indienne, les autorités ne restent pas passives face à cet immense problème de santé publique et mettent régulièrement des mesures en place, qui restent cependant sans réels effets majeurs. Depuis la pandémie, le gouvernement régional va plus loin en réinventant les mesures propres au contexte sanitaire. En 2021, il avait alors fermé les écoles, les chantiers et imposé le télétravail pour limiter les déplacements dans la ville. La fermeture des écoles a de nouveau été décidé mi-novembre, pour une semaine.


Caroline QUEVRAIN

Tout
TF1 Info