Une villa située à Anglet a été saisie par le parquet de Paris, dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de blanchiment aggravé.
Cette villa appartiendrait à l'homme d'affaires russe Artur Ocheretny, compagnon de Lioudmila Poutine, l'ancienne femme de Vladimir Poutine.

Une villa saisie. Le parquet de Paris a confirmé ce mercredi 17 avril, une information du magazine Challenges, selon laquelle une bâtisse, baptisée "Souzanna" et située à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été saisie le 6 décembre dernier dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de blanchiment aggravé.

Selon l'enquête de Challenges, le propriétaire de la villa serait l'homme d'affaires russe Artur Ocheretny, le nouveau compagnon de Lioudmila Poutine, l'ancienne femme de Vladimir Poutine.

Une plainte contre des oligarques russes

La villa avait été achetée pour un montant de 5,4 millions d'euros en décembre 2013, a précisé le parquet. L'enquête doit déterminer notamment si les fonds ayant permis cette acquisition ont une origine frauduleuse ou non. "Aucune personne n'est actuellement poursuivie dans ce dossier", a souligné le parquet.

Cette procédure a été initiée à la suite d'une plainte de l'association anticorruption Transparency International, a-t-il été rappelé. La plainte, déposée en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine, visait quatre oligarques russes ou des proches d'oligarques russes, selon une source proche du dossier.

L'homme d'affaires visé aurait acquis d'autres biens immobiliers en Europe, notamment en Espagne et en Suisse pour plusieurs millions d'euros. "Ses activités professionnelles connues officiellement ne génèrent pas de revenus suffisants permettant de justifier un tel train de vie avec des acquisitions pour plusieurs dizaines de millions d'euros", a observé auprès de l'AFP Sara Brimbeuf, responsable du plaidoyer à Transparency International.

Fin février 2022, peu de temps après le début de l'invasion russe en Ukraine, l'extérieur de la demeure de style Art Déco avait été dégradé. "C'est un bien qui a été occupé par des activistes qui appelaient à sa saisie et sa confiscation au bénéfice du peuple ukrainien" et "il appartient à l'ex-épouse de Vladimir Poutine, donc on arrive dans un cercle assez proche" du président russe, a souligné Sara Brimbeuf.

"C'est la démonstration que les saisies et les confiscations restent le chemin le plus approprié pour aboutir à une confiscation définitive, voire à une restitution au bénéfice du peuple ukrainien", a ajouté Sara Brimbeuf, rappelant que le gel était une décision politique pouvant être levée.


A. Lo. avec AFP

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