Après avoir décidé d'envoyer en Ukraine 14 chars Leopard 2, l'Allemagne refuse d'envoyer des avions de chasse demandés par Kiev.
Le chancelier allemand, Olaf Scholz, refuse "d'entrer dans une guerre d'enchères constante".
Dans un entretien au journal "Tagesspiegel", il met en garde contre le "risque d'escalade" avec Moscou.

Berlin botte en touche. L'Allemagne n'enverra pas d'avions de combat en Ukraine, a affirmé, dimanche 29 janvier, le chancelier allemand, Olaf Scholz, alors que Kiev réclame à l'Occident encore plus d'armement pour contrer l'invasion russe. 

Interrogé dans un entretien au journal Tagesspiegel sur sa réaction à une demande de Kiev de recevoir des avions de combat, Olaf Scholz a été catégorique." La question des avions de combat ne se pose même pas. Je ne peux que déconseiller d'entrer dans une guerre d'enchères constante quand il s'agit de systèmes d'armes". "Si dès qu'une décision (sur les chars) est prise, un nouveau débat débute en Allemagne" sur autre chose, "cela n'est pas sérieux et sape la confiance des citoyens dans les décisions du gouvernement", a-t-il ajouté.

Après plusieurs semaines d'hésitation, Berlin avait décidé, mercredi, d'envoyer en Ukraine 14 chars Leopard 2 de fabrication allemande et de permettre à d'autres pays européens de fournir des blindés similaires à Kiev.

Mise en garde contre le "risque d'escalade" avec Moscou

La décision d'envoyer des chars allemands en Ukraine a été accompagnée par un choix semblable des États-Unis de fournir à l'armée ukrainienne des blindés Abrams de fabrication américaine. Tout en remerciant Berlin et Washington, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait aussitôt réclamé davantage, notamment des avions de combat et des missiles à longue portée.

Dans son entretien, Olaf Scholz a mis à nouveau en garde contre le "risque d'escalade" avec Moscou. "Il n'y a pas de guerre entre l'Otan et la Russie. Nous ne permettrons pas une telle escalade", a-t-il assuré. Selon lui, il est "nécessaire" de continuer à parler avec le président russe, Vladimir Poutine. Leur dernier entretien remonte à début décembre. "Je vais à nouveau parler au téléphone avec Poutine", a-t-il indiqué, sans préciser d'échéance. "Mais bien sûr, il est également clair que tant que la Russie continuera à faire la guerre en agressant sans relâche (l'Ukraine), la situation actuelle ne changera pas", a-t-il encore estimé. 


S.M avec AFP

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