Au moins 20 personnes sont mortes et 74 ont été hospitalisées, en banlieue de Buenos Aires.
En cause : une intoxication massive, due à de la cocaïne frelatée.

Quand une cocaïne frelatée fait des ravages. Une intoxication massive a provoqué la mort de 20 personnes en banlieue de Buenos Aires, ont annoncé les autorités mercredi. Au moins 74 personnes ont également été hospitalisées. Et d'autres pourraient suivre.

Les autorités ont dans l'après-midi de mercredi lancé un appel urgent à travers les médias. "Ceux qui ont acheté de la drogue dans les dernières 24 heures doivent la jeter", a déclaré le ministre de la Sécurité de la province de Buenos Aires, Sergio Berni. Les autorités sont en train "d'essayer de localiser la substance toxique pour la retirer de la circulation", a-t-il ajouté.

Un composant "qui attaque le système nerveux central"

Les victimes, parmi lesquelles plusieurs hommes d'une trentaine et quarantaine d'années, auraient souffert de violentes convulsions et d'arrêts cardiaques foudroyants, selon des rapports médicaux cités par plusieurs médias. "Il y a un composant important qui attaque le système nerveux central", a avancé Sergio Berni.

Des opérations de police ont été menées dans la banlieue défavorisée, tenant par endroits du bidonville, de Loma Hermosa, au nord-ouest de la capitale, et une dizaine de personnes ont été interpellées, selon le ministre provincial rendu sur place. Des sachets de cocaïne y ont été saisis dans un local qu'a pu visiter l'AFP, similaires à ceux identifiés par des proches de victimes, a ajouté Sergio Berni. La drogue coupée était en cours d'analyse dans un laboratoire de la Plata.

Le bilan pourrait s'alourdir

L'alerte a été révélée mercredi matin lorsque plusieurs décès et hospitalisations pour intoxication, à divers degrés de gravité, sont survenues dans trois hôpitaux distincts de la banlieue de Buenos Aires, à Hurlingham, Tres de Febrero et San Martin. Plusieurs des hospitalisés ont indiqué aux soignants qu'ils avaient consommé ensemble de la cocaïne. "Notre inquiétude aujourd'hui est de pouvoir communiquer, de manière à ce que ceux qui sont en possession de ce poison sachent qu'il ne leur faut pas consommer", a déclaré sur Radio Mitre le procureur de San Martin en charge du dossier, Marcelo Lapargo.

Les enquêteurs craignaient que le bilan puisse s'élever, avec la découverte de victimes qui n'auraient pas eu le temps ou les moyens de se rapprocher d'un centre de soins. "Il y a des morts sur la voie publique ou dans des domiciles, dont il n'a pas été possible de cerner le nombre", a dit craindre une source officielle.


La rédaction de TF1info

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