Argentine : Rodolfo Barra, un ancien sympathisant nazi, nommé au sein du gouvernement de Javier Milei

par C.S
Publié le 2 décembre 2023 à 18h28

Source : JT 20h Semaine

Le nouveau président argentin Javier Milei a nommé Rodolfo Barra comme procureur du Trésor.
Cet ancien ministre de la Justice sous Carlos Menem avait dû démissionner de ses fonctions dans les années 1990 après la révélation de son passé nazi.
Sa nouvelle nomination suscite de nombreux commentaires en Argentine.

Alors que le nouveau président argentin d'extrême droite ultralibéral entre en fonction à partir du 10 décembre prochain, Javier Milei a commencé à nommer les membres de son gouvernement. Parmi eux, une nomination suscite d'ores et déjà une polémique en Argentine. Celle de Rodolfo Barra, ancien ministre de la Justice sous Carlos Menem, qui a dirigé le pays entre 1989 et 1999, nommé procureur du Trésor. 

En cause ? Les liens de l'homme politique avec les sympathisants nazis dans sa jeunesse. Un lourd passé qui lui avait valu de démissionner de son poste de ministre, le 10 juillet 1996. À l'époque, la presse avait révélé que Rodolfo Barra avait notamment participé à l'attaque d'une synagogue. 

"Si j'étais nazi, je le regrette"

L'homme politique a aussi été membre du Mouvement nationaliste Tacuara, une organisation d'extrême droite catholique connue pour son antisémitisme, rappelle le quotidien argentin Página 12. Une photo de l'ancien ministre, prise pendant sa jeunesse, en train de faire un salut nazi en compagnie d'autres militants, avait aussi été publiée dans plusieurs médias argentins. 

"Si j'étais nazi, je le regrette", avait déclaré Rodolfo Barra lors de sa démission. "Ils ont profité de l'idéalisme de la jeunesse pour l'orienter vers des positions extrêmes", avait-il précisé. 

Avec cette nouvelle nomination, son retour dans les entrailles du pouvoir, a entraîné de nombreuses réactions dans le pays. Le Forum argentin contre l'antisémitisme (FACA), a notamment exhorté le président élu, Javier Milei, à reconsidérer son choix, souligne El Observador

"Nous considérons cette élection comme un affront direct à l'esprit démocratique et pluriel de notre pays", ont-ils dénoncé dans un communiqué. Claudio Avruj, ancien secrétaire aux Droits de l'Homme sous l'administration Macri, a souligné quant à lui, que cette nomination ne faisait "aucun bien à la démocratie"


C.S

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