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Arrestation de Benjamin Brière en Iran : sa sœur appelle Paris à "taper du poing sur la table"

Aurélie Loek avec AFP
Publié le 25 mai 2022 à 10h01
JT Perso

Source : TF1 Info

Deux ans après son arrestation, le Français Benjamin Brière est toujours détenu en Iran, condamné en janvier pour propagande et espionnage.
Sa sœur interpelle le nouveau gouvernement.
Elle demande la libération de son frère et des trois autres Français retenus en "otage" par Téhéran.

Après deux ans sans nouvelle, Blandine Brière lance un nouvel appel. Dans un entretien à l'AFP, la sœur de Benjamin Brière, arrêté en mai 2020 par Téhéran pour avoir pris "des photographies de zones interdites", demande au nouveau gouvernement d'agir. La nouvelle ministre des Affaires étrangères "Catherine Colonna doit taper du poing sur la table et faire en sorte qu'il se passe réellement quelque chose aujourd'hui après deux ans sans rien", affirme Blandine Brière.

L'Iran mène une "diplomatie des otages"

En plus de Benjamin Brière, condamné en janvier à huit ans et huit mois de prison, le pouvoir iranien détient trois autres ressortissants Français. Il y a la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale et qui est aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020. Par ailleurs, deux autres Français ont été arrêtés en mai et sont accusés par Téhéran d'être "entrés dans le pays dans le but de déclencher le chaos et déstabiliser la société", des interpellations jugées "sans fondement" par Paris qui a demandé leur "libération immédiate".

Pour Blandine Brière, cette dernière arrestation "montre bien que le cas de Benjamin n'est pas isolé" et s'inscrit dans une "mécanique bien huilée" de ce qui a été décrit par les ONG comme la "diplomatie des otages" de l'Iran. Au nom de cette stratégie, que Téhéran a toujours démentie, l'Iran est accusé de détenir des étrangers, majoritairement binationaux, pour tenter par ce biais d'arracher des concessions de l'Occident sur des dossiers sensibles en cours.

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Évoquant en janvier le cas de Benjamin Brière et celui de Fariba Adelkhah, Jean-Yves Le Drian, alors chef de la diplomatie française, avait affirmé tout faire pour que "les otages, il faut appeler les choses comme cela" soient libérés. "Peut-être qu'il y a des choses qui ont été faites, mais en tout cas il ne se passe rien de concret de notre côté", a dénoncé Blandine Brière. "On en demande plus, des sanctions, des boycotts, tout ce qui est possible de faire pour que cette habitude cesse que tous les otages européens et internationaux rentrent chez eux et que justice soit faite".


Aurélie Loek avec AFP

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