Le chef d'état-major de l'armée israélienne a promis lundi une "riposte" à l'attaque sans précédent de l'Iran.
Tel Aviv va "riposter au lancement de ces si nombreux missiles, missiles de croisières et drones sur le territoire de l'État d'Israël", a affirmé Herzi Halevi.
Un appel qui intervient alors que la communauté internationale multiplie les appels à la désescalade entre les deux pays.

Israël a pris sa décision. Le chef d'état-major de l'armée de l'État hébreu, Herzi Halevi, a promis, lundi 15 avril, une "riposte" à l'attaque sans précédent de l'Iran contre Israël, lors d'une allocution devant des soldats sur une base touchée par une frappe iranienne. Tel Aviv va "riposter au lancement de ces si nombreux missiles, missiles de croisières et drones sur le territoire de l'État d'Israël", a déclaré le général Halevi en visitant la base de Nevatim dans le sud du pays. 

L'armée a diffusé une courte vidéo montrant un cratère peu profond le long d'un mur dû à l'impact d'un projectile iranien lors de sa chute sur la base militaire. Prenant la parole peu après sur cette base, le porte-parole de l'armée Daniel Hagari a affirmé : "Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger l'État d'Israël, et nous le ferons à l'occasion et au moment que nous choisirons".

Deux options sur la table

Depuis l'attaque menée par l'Iran, dans la nuit de samedi à dimanche, Tel Aviv réfléchit à la réponse à apporter. Deux stratégies s'offrent à l'État hébreu : frapper vite et fort au risque de l'embrasement ou jouer la montre pour empocher des gains diplomatiques. Et malgré les déclarations de lundi, on ne sait toujours rien de ce à quoi pourrait ressembler cette riposte à la première attaque directe menée par la République islamique d'Iran sur le territoire israélien, lancée en réponse à une frappe contre le consulat iranien à Damas le 1er avril, imputée à Israël. 

D'autant que les alliés de l'État hébreu multiplient les appels à la désescalade depuis samedi. Les États-Unis ont d'ores et déjà dit ne pas vouloir "d'une guerre étendue avec l'Iran", et prévenu qu'ils ne participeraient pas à une opération de représailles contre Téhéran. Alors qu'ils ont contribué à défendre Israël lors de l'attaque iranienne, le Royaume-Uni et la France ont pris leur distance. Le chef de la diplomatie britannique, David Cameron, a exclu une participation de son pays à une riposte et le président français Emmanuel Macron a appelé à éviter un "embrasement" régional.

L'Iran, de son côté, a dit considérer "l'affaire close" et mis en garde Israël, son ennemi juré, contre tout "comportement imprudent" qui déclencherait une réaction "bien plus forte" de sa part.


La rédaction de TF1info avec AFP

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