Attaques des Houthis au Proche-Orient : la France envoie un troisième navire militaire

par A.B. avec AFP
Publié le 25 janvier 2024 à 18h59

Source : JT 20h WE

Paris a annoncé, jeudi, renforcer sa présence militaire en mer Rouge et dans le golfe d'Aden.
La France va envoyer un troisième navire dans la zone pour assurer des missions de "sûreté maritime".
Une réponse aux attaques menées par les Houthis contre les navires commerciaux depuis le 7 octobre.

La France renforce sa présence dans les mers du Proche-Orient. Paris a indiqué, jeudi 25 janvier, qu'un troisième navire militaire avait été envoyé dans la zone, qui s'étend du golfe Persique à la mer Rouge en passant par l'ouest de l'océan Indien et le golfe d'Aden. La frégate L'Alsace va assurer des missions de "sûreté maritime", selon l'état-major français. Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par les attaques terroristes menées par le Hamas sur le sol israélien, les rebelles Houthis du Yémen s'en prennent régulièrement à des navires naviguant en mer Rouge et dans le golfe d'Aden et qu'ils estiment liés en Israël.

L'envoi du troisième navire "répond à la surveillance des attaques contre les navires commerciaux. C'est la contribution à toutes les initiatives dans la région, comme Prosperity Guardian", du nom d'une coalition dirigée par les États-Unis en mer Rouge pour défendre la liberté de circulation maritime, a indiqué un porte-parole de l'état-major lors d'un point presse. L'Alsace "a franchi le canal de Suez la semaine dernière pour rejoindre la mer Rouge pour réaliser des missions de sûreté maritime", de même source.

Une autre frégate, La Languedoc, qui a abattu depuis décembre plusieurs drones tirés par les Houthis, patrouillera désormais le golfe d'Aden, a indiqué le porte-parole. Avec le gros bateau ravitailleur, le Jacques Chevallier, trois navires militaires français sont donc mobilisés dans ces eaux sensibles. Les fréquents tirs des Houthis contre les bateaux étrangers contribuent à ralentir le commerce international, alors qu'environ 12% du fret maritime mondial passe normalement par le détroit de Bab el-Mandeb, qui contrôle l'accès au sud de la mer Rouge. Depuis le début de leurs attaques, le nombre de conteneurs a chuté de 70% dans la zone, selon les experts maritimes. 


A.B. avec AFP

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